Hello tout le monde ! Aujourd’hui pour ce nouvel #AfterMMI, j’ai le plaisir de te faire découvrir le parcours atypique d’une ancienne étudiante venue tout droit du même DUT que moi

D’abord, saches que cette interview va te prouver que l’on peut suivre une formation dans un petit IUT perdu au fin fond de la campagne Tarnaise, et malgré tout finir par bosser à Paris sur des projets trop classes ! Je ne vais pas te spoiler davantage, la parole est à Marion !

Bonjour Marion, même si je te connais déjà, je te laisse te présenter à nos lecteurs :)

Hello ! Je m’appelle Marion Lambert, je viens de terminer mon bac + 3 en graphisme à l’école de communication visuelle de Paris (ECV). J’aurais aimé terminer ma formation pour avoir le diplôme de Directeur Artistique mais ce sont des formations très coûteuses. J’ai donc décidé, un peu à contre-coeur, de faire mes armes dans le monde professionnel plus tôt que prévu. Avant ça, j’ai fait un DUT SRC (ancêtre du DUT MMI) à l’IUT de Castres.

Qu’as-tu fait pendant ton DUT à Castres ?

A l’IUT, j’ai forcément beaucoup aimé les cours d’infographies même si j’avais appris les logiciels en autodidacte avant d’arriver. J’ai aussi apprécié les cours de montage vidéos et de tournage. Cela m’a donné envie de me mettre au multimédia dans son sens le plus large. D’ailleurs, j’ai eu l’occasion de faire de l’animation 3D ensuite à l’ECV. Du coup, grâce à l’IUT, les notions de plans et de prises de vue ne m’étaient plus inconnues. J’ai aussi beaucoup accroché au web design, et j’en ai fait pas mal pendant les projets tuteurés notamment.

Bon, d’après moi, ce qui serait à revoir, ce serait d’ajouter des cours de soutien en code et en algorithmique. Ce n’est pas du tout mon secteur (Bac L et une petite année de lettres et arts avant d’arriver à l’IUT, forcément les maths et les sciences c’était loin pour moi). J’aurais vraiment aimé arriver à comprendre quelque chose pendant les cours d’algorithmique !

Quelle orientation après le DUT ?

Je me suis tenté une grande école de communication visuelle après l’IUT. Depuis toute petite j’ai toujours voulu faire du graphisme. D’ailleurs, je n’ai postulé qu’à l’ECV parce que je ne croyais pas du tout en moi. J’ai fait les entretiens oraux et les concours appliqués et j’ai été prise ! Heureusement que le graphisme a toujours été une passion pour moi : j’ai beaucoup appris par moi-même, et j’ai suivi des cours à l’école des Beaux Arts de Castres.

L’ECV fait partie du top 5 des écoles de graphisme en France. Elle possède une branche en animation, en web et en graphisme. Il y en a une à Paris, Bordeaux, Aix-En-Provence, Nantes et Lille. J’ai choisi Paris parce que je ne connaissais pas la ville et parce que je me disais qu’avec tous ses musées, ses grandes entreprises et sa culture de la mode, je trouverais forcément ma place.

Finalement, j’ai adoré mes années à l’ECV. Par contre, ce sont des formations relativement chères. J’ai du me débrouiller pour faire un prêt étudiant, payer mon loyer et tout le reste toute seule. Du coup, j’ai enchaîné pas mal de petits boulots. J’étais à l’école le jour, baby-sitter le soir, je faisais mes devoirs la nuit et j’étais caissière le week-end. C’est pour ça que j’ai arrêté mes études deux ans plus tôt. J’avais de très bon résultat à l’école, mais j’avais envie d’avoir un rythme normal.

Hello Rain by Marion Lambert
Hello Rain by Marion Lambert

A quel moment tu t’es dit « je veux être freelance » ?

Je me suis dit ça en sortant de mon stage au Musée du Louvre. J’y ai découvert le métier de scénographe et de signalétique. A la fin de mon stage, en octobre 2016, j’ai eu envie de continuer à travailler sur des expositions. Ma maître de stage de l’époque m’a fait rencontrer une scénographe indépendante et on a décidé de travailler ensemble. Son travail consiste à concevoir l’architecture de l’exposition, l’ordre d’apparition des oeuvres et le parcours des visiteurs, tandis que moi je m’occupais de la direction artistique de l’exposition (cartels, choix des couleurs, de la typographie et des traitement des images ou des affiches), tout simplement. Ensemble nous avons notamment réalisé l’exposition du Bicentenaire des Carabiniers au Palais Princier de Monaco.

Exposition du Bicentenaire des Carabiniers
Exposition du Bicentenaire des Carabiniers

Est-ce difficile d’exercer le métier de graphiste freelance ?

C’est assez compliqué parce qu’il faut s’auto-gérer (papiers, droits d’auteurs, taux horaire). Mais j’ai apprécié le fait d’être libre sur mon emploi du temps. Alors forcément, au début, je travaillais aussi le samedi et le dimanche. C’est difficile de se couper de son travail quand son ordinateur et ses fichiers sont en permanence présents chez soi.

D’ailleurs, j’ai eu quelques clients qui en ont abusé. Il faut faire attention, ils ont tendance à croire que tu fais ça uniquement par passion et que tu es donc disponible tout le temps. Ma dernière cliente m’envoyait des messages à 6h le dimanche matin, m’appelait régulièrement, me demandait parfois 5 retouches différentes sur 5 mails différents tout au long de la journée. Il faut savoir imposer un rythme au client (et à soi-même), lui faire comprendre, par exemple, qu’à 19h30 ta journée est terminée ou que tu ne travailles pas le week-end. Il est aussi important de savoir faire des pauses pour prendre du recul sur son travail et prendre du plaisir à s’y remettre.

Avec quels types de clients travailles-tu ? Et comment les trouves-tu ?

J’ai travaillé avec des musées, des scénographes, une agence de relations presse et libraire dans le monde de l’édition, et une start-up.

J’ai eu beaucoup de chance cette année, je n’ai pas eu besoin de chercher des clients, ce sont eux qui sont venus à moi grâce au bouche à oreille ! Mais j’entretiens mes réseaux tels que Behance, Dribbble ou encore Instagram. C’est important pour un graphiste de savoir présenter son travail régulièrement pour une question de visibilité.

Conseilles-tu aux MMI d’avoir la même démarche que toi par rapport à ton entrée dans le monde du travail ?

Honnêtement, je regrette de ne pas avoir fini ma formation à l’ECV. J’aurais adoré continuer, les cours et les professeurs sont passionnants. Mais manque de moyen, j’ai dû me lancer dans le monde du travail plus tôt que prévu. Finalement j’en suis assez contente, la vie professionnelle est riche d’enseignements et de rencontres.

Ensuite, se lancer en freelance de suite n’est peut être pas une si bonne idée que ça. Cela demande un bon réseau et pas mal de confiance en soi. J’ai eu tendance à me laisser faire par mes clients au début …

Et dis moi, qui est Monsieur Cuillère ?

Monsieur Cuillère est un personnage fictif que j’ai inventé au début de l’année. Je lui ai créé un univers, un caractère, des habitudes, etc. J’ai beaucoup de projets pour lui, comme probablement un livre ou une bande dessinée.

Sticker Monsieur Cuillère
Sticker Monsieur Cuillère

Mais avant d’en arriver là et grâce à l’aide de Jérémy Réveillé, on a créé des stickers pour iMessages sur iPhone, qui ont été téléchargé presque 2400 fois ! Je vais aussi sûrement les proposer à Facebook !

D’autres projets en tête ?

Pour le moment aucun. A vrai dire, je pense arrêter le freelance pour une seule et bonne raison : j’ai envie d’une équipe et de collègues ! J’ai adoré les projets que j’ai eu en freelance, mais c’est difficile de dormir sur son lieu de travail. Je reviendrai au freelance parce que ça offre une grande liberté sur le choix de ses projets et de ses clients, mais je louerais probablement un bureau, ou je travaillerais en open-space.

Une anecdote à partager sur ton parcours ?

Marion s'amuse au Louvre
Marion s’amuse au Louvre

Oui ! Lorsque j’étais stagiaire au Louvre, j’ai eu l’occasion de me balader plusieurs fois quand le musée était fermé aux visiteurs. A l’époque je m’étais faite une amie qui était en CDD en médiation culturel, et on faisait les idiotes à travers les salles !

Pendant mon stage chez Lagardère j’ai eu l’occasion de participer à la soirée privée des 80 ans de Lancôme. Toutes les égéries étaient présentent (Penélope Cruz, Julia Roberts, etc) et j’ai croisé dans les loges Kylie Minogue sans pouvoir lui dire un mots parce que j’étais pétrifiée !!

Merci beaucoup Marion pour ce super retour d’expérience que tu nous livre aujourd’hui ! Ça fait plaisir de voir que finalement comment chacun dessine son petit bout de chemin, et toi, quel chemin parcouru déjà !

Si cette interview t’a plu, ou si tu apprécies le travail de Marion, alors fonce la suivre sur ses réseaux sociaux !  

Partir d'un #DUTMMI à Castres pour travailler avec le @MuseeLouvre, c'est le parcours #AfterMMI de @MarionLmbt !Click to Tweet
#AfterMMI : Ancienne étudiante à Castres, Marion est aujourd’hui graphiste freelance à Paris
5 (100%) 4 votes

Une réflexion sur “ #AfterMMI : Ancienne étudiante à Castres, Marion est aujourd’hui graphiste freelance à Paris ”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Je veux Contribuer

C'est parti

Je suis un Professionnel

Voyons voir