On démarre le mois d’avril avec une nouvelle interview #AfterMMI avec Christiana, une ancienne MMI pour qui va parler de l’intérêt de l’alternance dans le numérique et comment elle est devenue directrice artistique !

1. Hello Christiana ! Je te laisse te présenter !

Hello tout le monde ! Christiana, enchantée ! Pour ma part, j’ai effectué mes années MMI à l’IUT de Montbéliard, loin de ma Bourgogne natale. Bien qu’initialement peu attirée par l’environnement, je m’y suis finalement beaucoup attachée durant ces 2 années.

Christiana Ralalarison
Christiana Ralalarison

2. Qu’as-tu fait pendant ton DUT MMI à Montbéliard ?

Le contenu de cette formation comme vous le savez est très diversifié. J’ai donc pu vraiment toucher à tout. Les projets collectifs restent mes meilleurs souvenirs. Cela nous permettait à la fois de nous dépasser (les couchers à 4h pour déployer les sites), mais c’était aussi l’occasion de faire partie d’une “équipe” (l’envie de tuer certains) et de collaborer ensemble pour réaliser des rendus fonctionnels et esthétiques. Je pense que c’est le fait de concevoir des choses ensemble, les finaliser et les présenter qui nous rapporte une réelle satisfaction. Pour résumer, on a travaillé sur pas mal de plateformes/sites qui répondaient à des besoins étudiants. C’était cool parce qu’on se retrouvait bien dans la cible. Les projets nous parlaient vraiment.

En matières transversales on avait vraiment de tout. À Montbéliard, on faisait de la créa, de l’audiovisuel, de la communication, et du développement… énormément de développement. Fallait s’accrocher ouaille !

Et bien évidemment, si je devais choisir mon module préféré, je choisirai Esthétique et expression artistique. Tout simplement parce que c’est celui qui se rapproche le plus de ce pourquoi j’ai atterri en MMI.

3. Quelles poursuites d’études ?

Après mon DUT, j’ai continué par la suite la plus “logique” (en adéquation avec mon profil), pour ce type de cursus. Je me suis dirigée vers la licence pro webdesign, mais cette fois-ci, en alternance. J’étais très intéressée par le webdesign et je voulais aussi directement intégrer le monde professionnel pour être au plus proche de mon métier. J’ai donc trouvé mon alternance au sein du Rectorat de Besançon, au service numérique. Même s’il y a quelques inconvénients (rythme assez fatiguant, plus de vacances comme avant), ça reste quand même le meilleur choix que j’ai pu faire.

Ensuite, je suis me suis dirigée vers la formation de directrice artistique multimédia à L’École Multimédia de Paris. Je voulais encore plus me spécialiser pour étoffer mes connaissances dans le domaine. C’était une très bonne année. La meilleure année même je dirai. Les projets étaient vraiment cools, intéressants et bien adaptés au cursus. On fonctionnait en mode “workshop” chaque semaine, et on présentait le vendredi nos projets.

4. Selon toi, quels sont les avantages de l’alternance ?

Déjà, je dirai que l’alternance nous permet d’avoir une réelle approche du métier. C’est-à-dire que l’on est vraiment plongé au cœur de ce dernier. J’ai commencé l’alternance dès ma troisième année dans le supérieur. Et encore aujourd’hui, je continue dans ce sens.

L’alternance c’est cool parce qu’on est confronté à de vrais clients, on fait face au quotidien, à de vrais équipes : c’est cette dimension très “concrète” qui m’a de suite intéressée. Il n’y a plus de projet fictif, on est bien dans le réel, et on fait des choses qui verront bel et bien le jour. Et je dirai que c’est notamment grâce à tout cela que j’ai gagné en maturité. En bref, on est sur le terrain, il n’y a pas de demi-tour possible, ou de “je ne peux pas”. C’est “on doit”, et on le fait. Et c’est ça qui est bon.

Je retiendrai aussi toujours cette citation de mon prof d’histoire de l’époque “C’est en forgeant qu’on devient forgeron”. Dans les métiers du numérique, je pense que c’est un peu aussi comme ça : c’est en faisant, en se plantant, en comprenant pourquoi on avait foiré, et en recommençant, que l’on apprend. La pratique est primordiale, d’autant plus que nous sommes entourés par de vrais professionnelles qui sont là pour nous épauler et nous guider. Et ça, ce n’est pas négligeable.

Ah oui! En alternance, le salaire c’est très très cool aussi ! Tu peux faire tes premiers petits voyages, de petits excès, et acheter tout plein de trucs inutiles !

5. Quels conseils donnerais-tu pour décrocher un contrat en alternance ?

Dans le cadre d’une recherche d’alternance pour un poste de créa, il est primordial d’avoir un book ou un portfolio « ultra-clean ». En fait, c’est l’image que tu reflètes à travers un document ou un site. C’est une première impression sur ta pâte graphique, sur ce que tu vaux. Donc, prenez le temps de le faire, montrez qui vous êtes, ce que vous savez faire, et faites la différence!
Ensuite, je dirai qu’il ne faut surtout pas hésiter à envoyer des candidatures spontanées. C’est toujours mieux d’envoyer des candidatures à des agences qui nous ressemblent, qui nous donnent envie. Le cadre de travail c’est super important !

6. Aujourd’hui qu’est-ce qui te plait dans la direction artistique ?

Aujourd’hui je travaille dans un studio digital en tant que directrice artistique junior. Ma première année d’alternance a été plus que formatrice et m’a permis de grandir techniquement, de travailler sur de nombreux projets, en profitant de l’expertise de mes collègues.

J’aime mon métier car c’est avant tout un métier de créatif, et c’est un moyen pour moi de m’exprimer, de véhiculer un message derrière une création, un univers graphique.

7. Quels sont tes objectifs pour l’avenir ?

Pour le moment, je pense être bien dans mon domaine, je ne pense pas vouloir changer. Cette année, j’effectue une formation de « Responsable en stratégie de l’innovation » à l’Ecole Multimédia, en alternance. Elle a pour objectif de nous apprendre à développer et déployer une stratégie multicanal d’entreprise. D’ici quelques années peut-être qui sait, ouvrirais-je mon petit business? En tout cas, c’est l’un des objectifs principaux de cette formation. Lorsque je serai une “confirmée” dans mon métier, je pourrai peut être me lancer là-dedans. Pour le moment, j’apprends encore et toujours de mon métier de DA.

8. Une anecdote à partager sur ton parcours ?

Si j’avais un conseil à vous donner, ce serait : suivez votre intuition, suivez ce qui vous plaît et ne vous forcez jamais à faire des choses “pour faire des choses”.

Se diriger en MMI c’est avant tout par passion, ce n’est pas (ou rarement) dû au hasard. Ce que je fais aujourd’hui, je l’ai toujours eu en tête depuis le plus jeune âge. Vous allez rire, mais l’époque des skyblogs m’a vraiment permis de m’intéresser aux premières interfaces (les “habillages” ahah, qui s’en souvient ?), aux photomontages etc. Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir suivi ce chemin, et d’avoir senti dès le départ que c’était quelque chose fait pour moi. Alors peut-être que pour vous aussi, futurs MMI, certaines choses futiles pourraient devenirs significatives ?

Merci beaucoup Christiana pour ce retour d’expérience et également d’avoir présenté tout ce que t’a apporté l’alternance !

#AfterMMI : Devenue DA junior par alternance, Christiana revient sur ce qui a fait la différenceClick to Tweet

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#AfterMMI : Pour Christiana, directrice artistique junior, l’alternance fait la différence
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