Pour le mois de Mai, c’est Melody qui nous fait l’honneur de participer à notre interview #AfterMMI !

1. Bonjour Melody, peux-tu te présenter ?

Melody Battentier
Melody Battentier

Je viens d’Albertville en Savoie où j’ai passé toute mon enfance et adolescence. Je me suis ensuite dirigée en DUT SRC (MMI) au Bourget-du-Lac. Voulant pousser plus loin que le graphisme, je suis allée sur Paris à l’école Sup de Pub pour faire un Master Direction Artistique. J’ai eu la chance de pouvoir faire mes 6 derniers mois de Master sur Londres à l’école Sup de Pub + School of Communication Arts 2.0, et je suis tombée amoureuse de la ville. De là, je reviens sur Paris pour faire un stage de 6 mois chez Les Gens Paris. J’ai eu la chance (et avec du travail de l’acharnement et de la patience), d’avoir mon premier job en temps que Directrice Artistique Junior dans l’agence Reflexgroup à Londres. Cela fait 2 ans et demi que j’y suis maintenant. Je commence très bientôt un nouveau travail toujours sur Londres dans une nouvelle agence internationale.

2. MMI Chambéry, c’était comment ?

C’était les meilleures années de toute ma vie d’étudiante. Il y avait une atmosphère tellement positive et créative et une envie d’apprendre qui se dégageait de ma promo, c’était très agréable. Le petit campus au milieu du Bourget y est aussi pour beaucoup je pense, je peux comparer avec Paris qui n’était pas du tout la même ambiance.

Il y a plusieurs modules que j’adorais mais évidement tout ce qui touchait plutôt à la créa : Audiovisuel, Arts Plastiques. Mais aussi les projets tuteurés. On se sent déjà pro et impliqué. Je me souviens que mon équipe était en charge d’organiser un concert, c’était vraiment génial. Je me souviens aussi d’avoir fait une video en stop motion pour une marque de produit que l’on devait créer. Ce sont vraiment de bons souvenirs.

3. Quelles poursuites d’études après le DUT ?

Je suis allée à Paris à l’école Sup de Pub pour faire un Master en Art Direction and Creative Thinking.
Les avantages de venir de SRC : Je pensais être complètement larguée car je me suis retrouvée quand même seule à Paris et en école de publicité. Et en fait non, j’ai trouvé incroyable comme les cours de communication écrite, orale, la gestion de projet, et les projets tuteurées m’ont énormément aidé et donné des avantages (Merci Virginie, d’ailleurs ;). L’organisation et tout ce qu’on apprend en DUT m’a énormément servi.

Les inconvénients, pour moi, il n’y en avait pas. En revanche, je dirais les difficultés, ça a été l’adaptation à l’esprit de l’école sur Paris. Enormément de monde, tout va très vite, et même si l’école n’est pas très parisienne car il y a beaucoup d’étudiants venus d’ailleurs, je ressentais un esprit pesant même si j’ai adoré ma formation. La transition était un peu difficile surtout au niveau des cours de « publicité » où j’ai dû partir de bien plus bas que les autres qui étaient déjà en BTS dans cette même école. Je n’avais absolument aucune culture dans ce domaine, mais j’ai appris et j’avais d’autres avantages que les autres n’avaient pas.

4. Pourquoi la direction artistique ?

La Direction Artistique, car je voyais bien que je voulais faire un métier créatif, mais que le module de SRC « graphisme » ne me suffisait pas. J’avais besoin de créer plus que du graphisme et trouver des idées pour tout type de support. J’avais des visions et des idées au-delà du graphisme, étant passionnée de photo et vidéo aussi.
Je n’ai absolument eu aucun modèle et j’en profite pour remercier mes parents qui, s’en connaître ce milieu, m’ont fait confiance et m’ont permis de suivre cette voie.

Capture d'écran du compte pro Instagram de Melody (@melodybattentier)
Capture d’écran du compte pro Instagram de Melody (@melodybattentier)

Concernant la pub, pourquoi la pub : Il y a soit des écoles d’art, soit des écoles de pub en fait, pour la Direction Artistique. En tout cas, à mon « époque ». J’ai visité des écoles d’art mais ce n’était pas pour moi. L’ambiance était trop étrange, les cours trop abstraits, et même si je suis une artiste au fond et que je fais de l’art, c’est quelque chose qui ne me demande aucune école, bien au contraire. Tant dis que la pub, certes, c’est spécial, mais ça m’apprend le métier à 100% afin d’ensuite bifurquer comme je veux. Mais je savais que je ne voulais pas travailler dans des agences de pub plus tard déjà au moment de rentrer dans l’école, et pourtant je n’ai jamais regretté mon école, bien au contraire. Donc après, il faut bien choisir ses stages, faire des projets personnels, et s’orienter petit à petit vers ce que l’on veut vraiment. Et surtout, bosser, être curieux et bienveillant.

5. Si ce n’est pas confidentiel, comment en vient-on à travailler pour Yves Saint-Laurent ?

Yves Saint-Laurent correspondait à des projets que j’ai eu uniquement en freelance, via un ancien de mes professeurs à Sup de Pub (que je remercie pour ça confiance, d’ailleurs !) donc cela passait par lui. J’ai fait des présentations pour eux, des design de packagings, etc… Et pourquoi YSL ? En entrant à l’école, j’avais un profil plutôt luxe. J’aimais la photographie en général et still life, et je voulais plus tard travailler avec de belles marques avec une valeur ajoutée de part leur histoire ou leur qualité. J’avais cette sensibilité luxe que j’ai essayé de developper et mon portfolio m’a clairement amené au milieu du luxe, même si ce n’était pas ce que nous faisions à l’école.

6. Quels outils et méthodes de travail utilises-tu dans ton métier ?

Outils classiques du type Google Drive, Google Agenda, Slack, Notion, InVision, la suite Adobe pour la création etc.. Et surtout, toujours être ouvert et brainstormer très large pour ensuite affiner les idées. Et rester à l’écoute de tout, du design au voyage, à la technologie, etc…

7. D’où te vient cette passion pour la photographie ?

Je ne sais vraiment pas d’où vient cette passion pour être honnête, ma famille est plutôt dans la musique.
J’ai toujours eu une attirance pour l’art en général, une sensibilité à ça, et aussi un besoin de créer des choses par tous moyens : Musique, danse et photo. Je trouve ça juste incroyable de pouvoir capturer des moments et de raconter des histoires dans une image fixe. La première chose que je me suis achetée en étant petite était au collège, mon premier appareil photo, 3.2 megapixel pour l’anecdote et une carte mémoire de 250 Mo. Et c’était suffisant !

J’utilise maintenant un Fujifilm x100F, je suis complètement sous le charme de cette appareil. C’est une focale fixe donc c’est une contrainte comme une grande qualité.

 

Capture d'écran du compte pro Instagram de Melody (@melodybattentier)
Capture d’écran du compte pro Instagram de Melody (@melodybattentier)

8. Un petit aperçu de tes projets avenir ?

J’aimerai travailler de plus en plus pour de bonnes marques, dans le sens environnemental, mais c’est encore très difficile. Mais mon objectif serait vraiment de mettre ma créativité au service de la planète qui pour moi est logique et essentiel. Et surtout je veux développer la photographie, ça me passionne depuis toujours, je fais de plus en plus de collaborations et commence à avoir quelques clients. Je veux explorer différents styles, types de photos, dans l’art, la musique, la danse,…

Encore un super parcours plein d’originalité que vient de nous partager Melody ! Si tu as des questions, n’hésites pas à les poser dans les commentaires.

Si tu as apprécié cet article, n’hésites pas à le relayer sur les réseaux sociaux !

#AfterMMI : Le parcours de Melody, du Bourget-du-Lac à Londres, du graphisme à la DA
4.8 (96%) 5 vote[s]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Je veux Contribuer

C'est parti

Je suis un Professionnel

Voyons voir