Dans le cadre de la Semaine du Numérique au Québec, j’ai eu la chance de visiter les bureaux de Google à Montréal. Retour sur ces deux heures qui m’en ont mis plein les yeux…

Bon, déjà, tu t’en doutes, j’étais comme une dingue depuis que j’étais arrivée à Montréal. Je prenais tout en photo, une vraie touriste. Bref. Quand on m’a annoncé que j’allais aller dans les locaux de Google à Montréal, mon sang n’a fait qu’un tour : punaise de punaise, pour une fois je suis où il faut quand il faut.

Sous le soleil de Montréal (et oui on a eu de la chance ce jour-là), on est arrivés devant le bâtiment qui abrite les bureaux de Google qui se situe McGill College Avenue.

Je m’attendais à une grosse bâtisse avec plein de lumière en mode THE PLACE TO BE, mais le truc ne payait pas de mine. Par contre, une fois à l’intérieur, j’ai été bluffée…

bâtiment Google Montréal
Les bureaux Google de Montréal sont spécialisés dans la gestion de Chrome

Des rencontres

On a rencontré trois personnes de Google Montréal, des personnes ouvertes, passionnés par leur boulot, qui en parlaient avec des étoiles dans les yeux. Ça donnait envie.

Ils nous ont expliqué que les méthodes de management chez Google reposent sur des bases complètement différentes des autres entreprises (surtout en France). Pas vraiment de hiérarchie, les employés s’autoévaluent entre eux. Un manager est là pour superviser les projets et pour encadrer les choses mais il ne donne pas d’ordre, fait simplement en sorte que les équipes soient heureuses et productives.

On a appris que les bureaux Google de Montréal étaient les plus « Happy » des bureaux Google selon leurs sondages : en gros, il fait très bon y travailler.

Des locaux sur-équipés

Les locaux Google de Montréal font parti du Top 15 des plus beaux locaux Google du monde.

Tu t’en doute, chez Google on ne rigole pas niveau confort et qualité de vie au travail. Une mini-cuisine tous les 150 pas MAXIMUM. Et oui, il faut pouvoir se restaurer sans trop marcher. On y retrouve également des espaces collaboratifs et de « socialisation » : billard, babyfoot, salle de musique, salles de conférence, indoor garden, salle de sport, douches, buanderie, etc. : tout est prévu pour se sentir comme chez soi mais aussi pour pouvoir partager, échanger, brainstormer comme il se doit pour réaliser des projets grandioses dont seul Google a le secret.

Malheureusement nous ne pouvions pas prendre de photos à l’intérieur mais je t’ai sélectionné les plus beaux clichés déjà présents sur le net.

mur d'escalade
Dans l’entrée, un mur d’escalade à disposition des salariés (Source photo : Google)
google Montréal
Source photo : Google

 

google Montréal
Source photo : Google

Une transparence totale

Il y a une chose totalement différente du système français que je connais ; la transparence entre les salariés d’un même bureau est totale.

En effet, tout le monde peut voir le calendrier de tout le monde et participer à n’importe quel projet. Je m’explique. Tu peux très clairement et sans aucune indiscrétion aller voir ce que fait ton collègue Jean-Pierre le samedi 18 mai. Si le projet sur lequel il bosse, la réunion ou la confcall à laquelle il participe t’intéresse, tu peux t’incruster dans son planning et participer librement. J’ai trouvé tout ça simplement GENIALISSIME.

Entrée de Google
Source photo : Google

Je suis ressortie de là avec des étoiles plein les yeux, un cœur qui battait la chamade et un nouveau rêve : avoir un jour la chance de travailler dans une entreprise qui te laisse autant d’opportunités de réaliser tes idées les plus dingues et les plus innovantes. Parce que oui, si tu travailles chez Google et que tu as une idée de projet, on te donne les moyens de le réaliser : si tu échoues, ce n’est pas ton travail qui est remis en cause mais le concept même du projet qui n’était pas abouti.

Quand je partage ma joie sur les réseaux sociaux

Tu l’auras compris, Google Montréal c’était juste un truc de dingue ! Et devine quoi ? Leur problématique en ce moment c’est de recruter des femmes en développement. Alors, qu’est-ce que tu attends ? Balance ton CV !

Témoignage : j’ai visité les bureaux Google à Montréal
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10 réflexions sur “ Témoignage : j’ai visité les bureaux Google à Montréal ”

  1. Bon puisqu’il faut bien qu’il y ait un premier commentaire, désolé qu’il soit un peu refroidissant …
    Je pense que toute personne s’intéressant à Google devrait lire « Le Cercle » de Dave Eggers qui donne une image un peu moins idyllique du management à la Google, même si Google n’est pas nommé dans le livre, mais la lecture de quelques pages suffira à faire le lien. Il est maintenant traduit en français.

    J’ai fait une recherche (sur Qwant et le premier lien est: http://www.birdsandbicycles.fr/the-circle-de-dave-eggers/ . J’ai lu son commentaire, je pense qu’il donne une bonne idée du livre, et oui ça se dévore comme un polar (la blogeuse parle de technothriller !). Je précise que je n’ai aucun lien de quelque nature que ce soit avec Google, cette blogueuse (j’ai juste suivi le premier résultat), l’éditeur ou l’auteur de ce livre, mais je pense que cette lecture est à même de permettre à tout le monde de relativiser l’attrait que peut exercer Google.

    1. Hello Pierre,

      Merci pour votre commentaire, je vais également donner mon opinion sur ce débat

      Pour avoir la chance de travailler dans une p

      1. Pas totalement sûr de comprendre cette réponse qui me parait tellement classique, on me sort « la mentalité française » pour dire qu’il faudrait dire amen à tout ce que fait Google, ça me fait bien rigoler moi qui ait travaillé 5 ans aux Etats-Unis. Et ceux d’autant plus que les français et européens sont parmi les plus gros utilisateurs de Goggle, plus que les américains eux-mêmes.

        Je me sens extrêmement bien dans mon boulot et je ne crois pas avoir dit qu’il fallait le diaboliser, j’aime ma petite structure ou tout ce que décrit Manon existe de fait ici, par contre oui, le langage « La vie privée n’est pas autant un soucis qu’on le pense » me fait réagir, il faut lire The Circle pour comprendre je pense, pas se contenter du résumé que j’ai signalé.

        The Circle va beaucoup plus loin que la simple histoire des appartements proposés aux employés (qui je crois existent sur les vrais grands campus américain de Google, à l’instar des crêches, des clubs de sport, etc …) et mets justement l’accent sur cette histoire de « vie privée », clairement ça fait froid dans le dos et je pense que toute personne sensée qui réfléchit un peu à tout ça et qui travaille dans le domaine ne peut que s’émerveiller des avancées technologiques crées par Google, mais s’il a 2 sous de jugeotte, devrait aussi s’inquiéter gravement de sa vie privée.

        Dans The Circle il y a des chambres pour les employés mais ils peuvent très bien télétravailler (pour moi dormir sur place ou télétravailler, je ne vois pas la différence), mais à partir d’un moment on reproche à Mae l’héroîne de ne pas avoir répondu à ses « zings » alors qu’elle était en week-end, et tout commence à devenir angoissant à partir de là…

        Je constate pour ma part que les plus ardents défenseurs des pratiques de Google, Facebook, Apple et Amazon (The Circle les réunit tous en un seul et c’est ce qu’ils aspirent tous à devenir, être le seul …) sont souvent ceux qui en ont déjà tellement donné (de leur vie privée) qu’effectivement ils ne peuvent plus faire autrement que de trouver ça génial et de souhaiter que tout le monde fasse de même, c’est un peu le raisonnement de « The Circle », si absolument tout est transparent, effectivement la vie privée n’a plus de raison d’être … La masse d’info est telle que se recrée de facto une espèce de vie privée car personne ne peut engloutir la masse d’info que ça représente et donc la moindre info n’apparait qu’un 1000ème de seconde sur l’équivalent de votre mur … personne sauf bien sûr les ordis du Circle qui eux n’oublient rien.

        1. On utilise tous Google avec la conscience que nos données sont conservées pour être réutilisées par la suite… Quelle est la solution selon toi ?
          Dans n’importe quelle entreprise nos mails peuvent être épiés et vérifiés. Quand bien même, est-ce que ça change foncièrement notre personnalité et la vie qu’on veut mener ?
          Je ne pense pas qu’une entreprise quelle qu’elle soit, et même si c’est Google, Facebook ou Apple puisse changer notre façon de vivre.

          Je n’ai malheureusement pas lu le livre dont tu parles mais j’ai hâte de me plonger dedans afin de comprendre ton point de vue qui est, selon moi, un peu extrême pour l’instant.
          Et je rejoins Vincent sur cette idée de mentalité française qui veut séparer vie privée de vie professionnelle. On passe quand même 80% de notre journée au travail, autant que cela soit agréable.

          1. Pas forcés d’utiliser Google pour moi Qwant donne d’excellent s résultats

            Oui il faut lire le livre, et pas d’accord, sisi, une entreprise peut changer notre façon de vivre, qui peut oser dire que les 4 grandes entreprises que j’ai mentionnées n’ont pas changé notre vie !!

            Et je ne vois toujours pas ce que vient faire là-dedans la mentalité française et le fait qu’on passe 80% de notre journée au travail, en quoi avoir une vie privée rendrait la vie au travail moins agréable ?? Moi perso je passe 90% de mon temps au travail, j’adore, et ce depuis très longtemps et dans tous les boulots que j’ai fait, ça n’empêche pas que je ne souhaite pas que Google mette son nez dans les 10% restants
            Et pour finir de relativiser, le discours est facile quand on bosse dans un boulot passionnant qui plait comme moi et vous apparemment, mais j’imagine que pour certains c’est nettement moins rigolo … (merci de ne pas me servir le discours « ils n’avaient qu’à faire autre chose », si tout le monde faisait que ce qui lui plait, on manquerait gravement d’éboueur dans nos villes ou d’ouvriers pour monter nos voitures).

          2. Juste pour mettre quelque chose au clair : pour avoir déjà eu un boulot aux méthodes de management douteuses (harcellement moral / sexuel / sexisme, etc.), je ne vais pas te servir le « ils n’avaient qu’à faire autre chose ». Je te prie de ne pas parler à ma place, je pense que chacun peut avoir ses opinions. Nous ne partageons pas les mêmes visiblement mais j’aimerai que tu ne me catégorise pas simplement en lisant mes quelques mots.
            Du reste, cet article est un retour d’expérience, je suis très heureuse d’avoir ton avis et nous pouvons débattre à ce sujet tout en respectant les idées et la vie privée (AH TIENS) de l’autre.

            Tout est une question de choix, si tu as envie de faire un boulot épanouissant, créatif, inventif, innovant ou tu te donne du mal, tu t’en donne les moyens. Si ta volonté c’est simplement de gagner ta vie en faisant de l’exécutif, soit, c’est un choix totalement respectable que je comprend tout à fait.

          3. Ma phrase était très générale et je ne peux savoir ce qu’est ta vie et je ne parlais donc pas à ta place, il ne faut pas prendre une conversation générale avec des opinions générales pour son cas personnel.

            J’ai pris ton article comme un retour d’expérience intéressant mais je ne vois pas en quoi je n’ai pas respecté ta vie privée ou tes opinions, je me suis contenté d’exprimer les miennes et de relater mon retour d’expérience (la lecture de The Circle).

            Mais bon, puisque l’on commence à personnaliser les choses, je préfère arrêter la « discussion », Google pourrait commencer à me catégoriser dans une boite qui ne me ressemblerait pas forcément, j’arrête d’autant plus que ce que j’avais prévu est arrivé, on m’a servi direct (pour reprendre ma première expression) le classique « tout le monde a le choix », motto habituel de ceux qui sont du bon côté du manche pour reprendre une vieille expression.

            Merci pour cet article et bonne continuation.

          4. Je pense que tu n’as pas compris mon opinion.
            Pour reprendre ta phrase :  » quand on bosse dans un boulot passionnant qui plait comme moi et vous apparemment », est-ce un sens général ?
            Si c’est le cas, il est vrai que dans un discours il faut éviter les généralités, ça évite les confusions, tu le saura dorénavant :).

            Et pour ton « tout le monde à le choix », tu n’as toujours pas compris que non, on n’a pas toujours le choix sinon (et là je place une expérience personnelle, désolée d’avance) j’aurai préféré éviter le sexisme / harcellement dans le monde du travail…

            Merci pour le livre conseillé !
            Belle journée à toi !

        2. Le contexte dans lequel j’ai utilisé cette phrase est extrêmement important. Je pense que vous êtes passés à côté du message qui était « [dans l’entreprise où je travaille, à l’idéologie similaire] la vie privée n’est pas autant un soucis [parce que personne ne me force à dévoiler ma vie privée] ».

          Comme tous les travailleurs du web ou du moins la majorité, je suis fortement en défense de la vie privée au sens large. J’utilise un VPN quotidiennement pour absolument tout ce que je fait, et je déteste tout autant que vous les gens qui disent « je n’ai rien à caché donc je m’en fous de la vie privée ». L’amalgame va très vite quand on défend son opinion, et je vous comprend.

          Maintenant que nous avons mis ce mea culpa de côté

          La mentalité Française, que vous l’admettiez ou non, existe. Et l’argument de la mentalité française n’a rien à voir avec Google (d’où le mea culpa, vous vous acharnez sur Google alors qu’on parle des entreprises à l’idéologie « à la cool » au sens large), mais avec le fait que pour beaucoup de gens le travail ne peut pas aller de pair avec le bonheur, par simple éducation. On en revient à la mentalité. L’american dream, aussi illusoire soit-il, crée beaucoup plus de motivation chez les gens que « travaillez plus pour gagner (peut être si vous êtes sages) plus ». Content pour vos 5 ans aux États Unis, mais ça ne change pas mon argument.

          Le contexte est d’autant plus important vis à vis de The Circle, dont le but est de ressortir tout le négatif. Bien évidemment la possibilité de faire tout ce que l’on fait chez soit au travail donne envie de rester plus et de travailler plus : Mais je réitère ma question : Pourquoi pas si vous en avez envie ? Pourquoi pas si ce que vous faites vous passionne ?

          C’est une relation de confiance entre l’employeur et l’employé. C’est donnant donnant. Comme Manon l’a dit, vous avez le CHOIX. Et c’est là qu’est toute la différence. Je ne dis pas que Google est tout blanc, nous savons tous les deux que c’est faux, mais en terme de traitement de ses employés, on peut les détester autant que l’on veut pour des raisons non liées, ça ne changera rien au fait qu’il fait bon de travailler chez Google. Ceci étant dit, je ne m’étendrai pas plus sur Google puisque, comme je l’ai dit au début de ce commentaire, le sujet n’est pas du tout Google mais les entreprises « à la cool », Google étant une exception qui, nous sommes d’accords, est l’entreprise la moins respectueuse de la vie privée qu’il existe au monde.

          Je ne dis pas non plus que c’est correct d’appeler ses employés le week end et de leur reprocher de ne pas répondre. Bien sûr que non ça ne l’est pas.

          En fait, globalement je pense que The Circle montre des côtés alarmants, et c’est très bien, mais des entreprises légitimes qui cherchent à développer le potentiel de leurs employés en leur permettant d’être dans les meilleures conditions pour, ça existe. Tout le monde n’est pas mal intentionné, et c’est dommage d’en croire ainsi parce qu’un bouquin n’a raconté que la moitié de l’histoire.

          Enfin, tout le monde est libre de ses choix. Ce genre d’entreprises ne plaisent pas à tout le monde, et c’est normal (qui plaît à tout le monde d’ailleurs ? Personne), mais personne ne force personne à y travailler.

    2. Salut Pierre !
      Merci pour ton commentaire
      Sache que j’ai posé cette question aux mecs de Google que j’ai pu rencontré : « Est-ce que tous ces avantages mis à votre disposition ne seraient pas justement mis en place pour vous faire rester au boulot le plus possible? ». Ce à quoi cet homme m’a répondu qu’il lui était arrivé de bosser 70h/semaine sur un projet qui le passionnait et qu’il avait envie de mener à bien mais qu’en ce moment il était plus à 30-35h/semaine.
      Ils nous a également expliqué que chez eux, le télétravail c’était quand ils voulaient, qu’un collègue pouvait ne pas venir sans prévenir et travailler de chez lui si il le souhaitait. Cette histoire est un peu contradictoire avec ce que raconte « The Circle », le fait qu’ils mettent des chambres à disposition, qu’ils restreignent l’employé à n’avoir que l’entreprise dans la vie.

      Mais je l’avoue, on peut se poser pas mal de questions sur cette méthode de management. Mais jusqu’où doit-on aller ? Quelle liberté doit-on laisser aux employés ?

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