Hello la compagnie ! Aujourd’hui je te propose un article assez spécifique, non pas sur le growth hacking en lui même, mais sur des techniques de growth hacking, qu’utilisent les growth hackers pour alimenter massivement leurs bases d’emails.

Effectivement, les bons élèves n’oublieront pas de rappeler que la CNIL peut taper sur les doigts (à juste titre) de ceux qui mettent en pratique les techniques dont je vais te parler aujourd’hui. Néanmoins, j’estime que ce sont des mécanismes à connaître quand on travaille dans le web.

En gros, je ne vous demande pas de le faire, je vous dis juste que ça existe.  

Ainsi, dans cet article je vais te montrer qu’il est malheureusement très facile de récupérer des e-mails plus ou moins qualifiés (c’est-à-dire des e-mails qui ne sont pas récupérés au hasard, donc ciblés et de qualité) depuis le web, sans avoir à acheter de grandes bases de contacts.

Et pourquoi je parle de techniques de growth hacking dans ce titre ? Le growth hacking, qui signifie littéralement « piratage de croissance », est un concept dont on entend beaucoup parler aujourd’hui, et qui vise à tout mettre en œuvre par une entreprise (souvent des startups) pour accélérer anormalement leur croissance. Sans m’étaler davantage sur le sujet, car ce n’est pas l’objet de cet article et ni dans mes compétences à l’heure actuelle, il faut savoir que ces techniques pour récupérer des e-mails que je vais te présenter ici sont massivement utilisées par les growth hackers (c’est d’ailleurs grâce à eux que je les ai découverte).

L’astuce classique : hacker notre ami LinkedIn

Tu t’es déjà demandé pourquoi certains voyaient un intérêt à avoir plus de 500 contacts sur LinkedIn ? Outre le fait que la personne en question pourrait vouloir savourer sa popularité, il y a une véritable stratégie derrière ce gros carnet d’adresses  . Et oui, tu as bien lu, un gros carnet d’adresses ! N’oublions pas que lorsque tu t’inscris sur LinkedIn, comme la plupart des réseaux sociaux, tu dois fournir une adresse e-mail, généralement professionnelle, donc régulièrement consultée ! Et figure-toi qu’il y a une méthode toute simple pour récupérer en un clic l’ensemble des e-mails de tout ton réseau LinkedIn. Je te montre comme ils font ?

Connecte-toi à ton compte LinkedIn et dans la barre de menu en haut, clique sur ta photo. Ensuite, des liens de menus à apparaissent, et il te faut cliquer sur le lien « Préférences & confidentialité« .

Une fois que la page s’est ouverte, tu dois descendre dans la rubrique « Partenaires et services« , dans laquelle tu trouveras « Obtenir les archives de vos données« .

On touche au but ! En cliquant sur cette ligne, un volet déroulant va s’ouvrir au-dessous, avec une case pré-cochée qui est « Fichier rapide uniquement« . Si elle n’est pas cochée, fais-le. Et ensuite, il ne te reste plus qu’à cliquer sur le bouton « Demander les archives« .

Dans les minutes qui vont suivre, tu vas recevoir un e-mail de LinkedIn dans lequel figurera un lien pour télécharger ces archives.

Je te propose donc de cliquer sur ce lien, et il va te rediriger vers la page où tu te situais pour demander les archives, sauf qu’à la place, il y aura un bouton « Télécharger » ! Il ne te reste plus qu’à cliquer sur ce bouton pour télécharger un fichier .zip contenant une quinzaine de fichiers .csv.

Ce qui va nous intéresser ici se situe précisément dans le fichier Connections.csv. Tu l’ouvres, et là, c’est stupéfiant … la liste de tous tes contacts LinkedIn avec leur prénom, leur nom, bien entendu leur e-mail, mais également une colonne contenant le nom de leur entreprise ou encore leur poste.

Et tu me diras : que faire de tout ça ? Admettons que tu organises un événement avec ton groupe de projet tutoré et que tu veuilles y inviter de nombreux professionnels de ta région, spécifiquement liés à un secteur, par exemple le webmarketing. Tu n’as qu’à lancer une recherche dans LinkedIn et ajouter ces professionnels à ton réseau. L’idéal serait même d’ajouter quotidiennement une dizaine de personnes ciblées à ton réseau (ce qui fait environ 300 par mois), afin de niveler les demandes et ne pas passer pour un spammer. Au bout de 30 jours, tu as donc une liste de 300 e-mails qui correspondent aux profils que tu recherches. Il ne te reste plus qu’à récupérer tes données d’archives  

Bon, ça c’était une démonstration d’un hack assez répandu et utilisé, mais maintenant, je vais te dévoiler une toute autre technique qui fait le bonheur des hackers (pas mal la rime avoue).

Le quadruple combo : Google + Email Extractor + Autopagerize + Autoscroll

Cette technique, que j’avais découverte sur un site dédié au growth hacking et étendue par la suite, donne de très bons résultats si tu es mal attentionné, mais nécessite quand même une petite intervention manuelle, ce qui ne la rend pas super efficace si tu es un pro de l’automatisation dans un premier temps.

1. Installation des outils de travail

Tout d’abord, il te faudra utiliser le navigateur Chrome, et connaître les commandes de recherche sur Google (nous y reviendrons un peu plus tard).

Ensuite, il sera nécessaire d’ajouter ces 3 extensions à Chrome :

2. Enregistrer automatiquement les e-mails

Email Extractor est l’outil clé de cette technique de growth hacking. Il va permettre de « scrapper » les pages que tu visites et enregistrer dans une liste toutes les adresses e-mails croisées dans la page. Tu peux ensuite copier/coller cette liste d’e-mails dans un fichier Excel par exemple, ou la télécharger au format .csv.

La où ça devient vraiment gavé (dédicace aux bordelais qui nous lisent  ), c’est quand tu passes dans des annuaires d’emails (Stillincontact ça te dit quelque chose ?) où il y en a 300 ou 500, voire plus. Cependant, il est assez rare de trouver des grosses listes d’e-mails qui matchent parfaitement à tes critères de sélection.

3. Maîtriser la recherche avancée de Google

Et c’est là que le moteur de recherche de Google et ses commandes vont malsainement être utiles. Savais-tu que tu peux rechercher dans Google des pages web provenant exclusivement d’un site web en particulier ? Par exemple, si te souhaites afficher uniquement les pages du Blog du MMI dans Google, tu devrais utiliser la commande site: devant ta requête blogdummi.fr, ce qui donnera ceci :

Pourquoi ferait-on ça ? Pour que tu puisses voir qu’il y a des sites comme LinkedIn (encore lui), qui laissent, quand l’utilisateur l’autorise, Google indexer les pages des profils de ses utilisateurs. Et comme une grande partie de ses utilisateurs laissent apparaitre dans leur profil leur adresse e-mail, Google va y passer à coup sûr les yeux dessus ! Donc si tu souhaites afficher massivement des adresses e-mails des profils LinkedIn, tu n’as plus qu’à demander à Big Browser de te sortir les pages LinkedIn (donc avec la commande site:linkedin.com), et qui incluent au moins la suite de caractères « @gmail.com ». Et pour ça, tu peux utiliser la requête stricte "@gmail.com", comme ci-dessous :

Une fois que tu as lancé cette requête, je te proposer de jeter un œil à l’icône du plugin E-mail Extractor. le numéro qu’il affiche est le nombre d’e-mails qu’il a récupéré dans la page ! En cliquant sur l’icône tu pourras voir la liste des e-mails et l’exporter.

Petite astuce pour cette manip : si ton e-mail apparait dans la liste, c’est généralement parce que tu es connecté à tout compte Google et qu’elle apparait dans la page (et oui, même ça il le voit). Je te recommande donc d’exécuter tes requête en te déconnectant pour ne pas systématiquement avoir ton e-mail dans la liste.

C’est bien beau mal tout ça, mais comment récupérer les e-mails de profils intéressants ? Tu connais déjà la solution ! Au même titre que nous avions utilisé la requête stricte "@gmail.com", on peut rajouter une autre requête stricte telle que "growth hacking" et construire la requête globale avec l’opérateur booléen AND (pour indiquer à Google d’exclure toutes les pages où les deux valeurs ne figurent pas).

Et voilà comment hacker les growth hackers   Et tu peux ajouter des paramètres de recherche supplémentaires ! Si par exemple, tu sais que d’autres fournisseurs d’e-mails sont utilisés par les contacts que tu convoites, ajoute par exemple OR "outlook.com" (attention : la commande AND a priorité sur la commande OR). Tu peux aussi utiliser la commande inurl: qui te permettra de rechercher des termes dans une adresse URL, et de cette manière, exclure les pages de liste de profil qui sont caractérisées par un « dir », de cette manière : -inurl:dir (pense au symbole « moins » devant le inurl: pour dire que tu veux exclure ces pages).

Et les combinaisons sont infinies ! Je te déconseille donc de faire le délinquant avec cette technique pour récupérer des e-mails, les sauvegarder illégalement dans un fichier, passer à l’autre page, sauvegarder les nouveaux e-mails récoltés encore illégalement, et ainsi de suite … et tu n’es même pas encore à la page 5 que tu en as déjà marre de changer de pages  .

Effectivement, sur la papier ça semble efficace, mais la version gratuite de l’outil Email Extractor ne te permet pas de conserver la liste d’emails après avoir changer de page, et c’est embêtant. C’est embêtant parce que tu vas devoir faire beaucoup de manipulations et ça va être long, répétitifs et ennuyeux. Mais si on hackait cet outil de growth hacker 

4. Changer de page sans changer de page avec Autopagerize

C’est là que notre seconde extension Chrome que je t’ai fait installer tout à l’heure entre en scène ! Autopagerize va tout simplement te permettre d’ouvrir sans cliquer les différentes pages paginées d’un site web sans avoir à cliquer sur le bouton « Suivant » ! Pour activer la fonctionnalité, clique sur l’icône de l’extension, et clique sur « On ». Ainsi, quand tu arriveras à la fin de la page 1, la page 2 s’ouvrira automatiquement sans rafraichir la page actuelle, et donc Email Extractor continue à agréger à la suite les adresses e-mails dans sa liste ! Ta seule action sera donc de scroller jusqu’à atteindre la fin des résultats (sans avoir à cliquer pour changer de page), et récupérer la liste d’e-mails une fois arrivé au bout.

C’est tout simplement affolant ce que peuvent faire de petits plugins biens goupillés ensemble, à ne pas reproduire chez soi !  

5. Simple Autoscroll, pour automatiser jusqu’au boût !

Et pour ceux qui ont vraiment la flemme de scroller (ce que je comprends tout-à-fait), c’est là qu’entre en scène Simple Autoscroll ! Une fois que tout est prêt (ta requête Google + Email Extractor + Autopagerize), il te suffira de cliquer sur l’icône en forme de flèche vers le bas, qui est celui de l’extension d’autoscroll, et de choisir le nombre de pixels à parcourir en millisecondes. Tu peux opter pour 10000px et conserver 1000ms afin que Google ne te considère pas comme un robot et bloque le chargement des pages.

A ce stade là, tu peux laisser la page ouverte pour que tous les plugins puissent tourner, aller te chercher un petit café, et cogiter sur les aspects éthiques et moraux de ce que tu es en train de faire …  

Le bonus : Chasser les e-mails avec Hunter.io

Tiens tiens, et comment fait un growth hacker pour spammer tout un réseau d’établissement universitaire ? Ayant déjà trouvé sur le site le nom de domaine des e-mails, il n’a qu’à se connecter à Hunter.io et taper ce nom de domaine dans le Search de Hunter. Celui-ci va regarder dans sa gigantesque base de données d’e-mails et BOOOOOOUUUUM ! Plus de 4000 adresses e-mails répertoriées pour l’exemple ci-dessous ! Impressionnant pas vrai ? Ou plutôt flippant ?

Quand tu crées un compte gratuit, tu as le droit d’émettre 100 requêtes par mois. Une requête correspond à 10 adresses e-mail dans le Search de Hunter.io, donc à chaque fois que tu cliqueras sur le bouton « Show more » en bas de liste (pour afficher 10 adresses e-mails de plus, ce sera comptabiliser comme une requête de plus). Ainsi, si tu comptes bien, avec un compte gratuit tu ne pourras te contenter que de 1000 adresses e-mails par mois.

Et pour t’éviter d’avoir à cliquer 100 fois sur ce bouton et scroller systématiquement, je te proposer d’installer l’extension Chrome CTG Plugins, qui contient une fonctionnalité géniale : Tu sélectionnes un élément de ta page web, et le plugin va s’occuper de réaliser lui même les clics sur cet éléments à ta place (tu peux même choisir le nombre de clics par secondes, pas mal pour certains jeux  )

 

Affolant, n’est-ce pas ? Surtout si tu couples ça à Email Extractor

Bien entendu, il est important de rappeler que ce genre de technique pour récupérer des e-mails en masse est absolument interdit en France. Et dès le mois de mai 2018, la RGPD entrera en vigueur ce qui ne protègera pas uniquement les données des citoyens français, mais bien celles de tous les citoyens européens. Cet article a donc un but de prévention pour que tu saches que ces pratiques existent mais nous te déconseillons d’en faire usage. Affaire à suivre la semaine prochaine  

Pour aller plus loin :

Techniques de growth hacking : Récupérer des e-mails comme un fdp
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2 réflexions sur “ Techniques de growth hacking : Récupérer des e-mails comme un fdp ”

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