Helloooooooo à toi, jeune MMI à la recherche du bonheur (ne cherches plus, tu viens de le trouver) ! On va parler outils et environnement de travail dans cet article !

Avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est important de comprendre la notion de workflow que je traduirais comme flux de travail. Concrètement, ça correspond plus à ta façon de travailler, tes habitudes, tes méthodes et les outils que tu emploies pour mener à bien un projet.

Si je t’en parle aujourd’hui, c’est parce que, pour moi, le workflow idéal est primordial.

Qu’est ce qu’un workflow idéal ?

Plusieurs caractéristiques permettent de décrire un workflow :

  • L’efficacité : C’est le rapport entre la rapidité et la qualité du travail effectué. Un bon workflow te permettra de travailler très rapidement tout en gardant un niveau de qualité élevé.
  • L’aise : Avoir un bon workflow c’est bien, avoir un workflow avec lequel tu te sens à l’aise c’est mieux. Ne te forces pas dans un environnement de travail avec lequel tu n’es pas à l’aise. Cependant, personne n’est à l’aise dès les premières minutes avec de nouveaux outils, ne te braques pas, essayes quelques jours voire semaines avant de tirer des conclusions.
  • La constance : Un bon workflow est un workflow « universel », ou qui s’adapte à n’importe quel projet, te permettant ainsi de toujours travailler les mêmes méthodes.

Tu dois trouver un équilibre entre ces trois caractéristiques, et de personne à personne, il y a toujours une caractéristique qui ressort plus qu’une autre. Je tiens quand même à mettre l’accent sur le fait que le workflow, c’est quelque chose de très personnel. Moi par exemple, je suis plus sur l’efficacité et l’aise que la constance, tout en sachant que c’est un point important malgré tout.

Pourquoi avoir un bon workflow ?

Adopter un bon workflow, ça permet entre autre de travailler ses compétences dans un cadre idéal, et donc de les faire évoluer plus rapidement ou du moins d’une manière plus efficace ! Ca te servira en cours, pendant tes TP tests, mais surtout dans la vie professionnelle : Chaque agence ou entreprise possède un workflow plus ou moins défini. Pouvoir dire que tu sais t’inscrire dans un workflow et t’y adapter, c’est un énorme plus pour ta candidature ! Pour ton futur employeur potentiel, ça veut dire que tu comprends l’importance de la notion d’efficacité et de qualité.

Sans plus attendre, voici quelques outils (ou leurs alternatives) qui font partis de mon workflow personnel et avec lesquels j’ai appris à travailler.

 

Outils généraux : Les bases

Sublime Text 3

Fervent utilisateur de Sublime Text depuis maintenant 3 ans, je trouve que cet éditeur de code sort vraiment du lot et je le conseille vivement à tous ! Il présente de nombreux avantages :

  • Multi curseur : Il est le seul à présenter cette option, on clique quelque part, on maintient CTRL ou CMD selon si tu es sur PC ou Mac et on clique ailleurs, comme par magie on peut écrire à tous ces endroits en même temps ! Bon ok, comme ça ça vend pas trop du rêve, mais quand tu dois changer tes transitions CSS3 avec tous les préfixes, crois moi que tu vas apprendre à adorer cette fonctionnalité.
  • Période d’essai infinie : Sublime Text présente le syndrome de WinRAR, c’est-à-dire qu’il te rappelle régulièrement que ça serait cool de l’acheter, mais pour autant rien ne t’empêche de l’utiliser. Saches cependant que si tu comptes travailler et gagner ta vie en utilisant Sublime Text, tu es sensé posséder une licence.
  • Plug-able : Sublime Text permet d’être customisé assez facilement grâce à un grand nombre de plugins disponibles gratuitement.

Saches que si Sublime Text ne te convient pas, il existe des tas d’autres éditeurs. De plus, les plugins les plus populaires sont disponibles sur tous les éditeurs de code en général. Parmi les plus répandus on pourra trouver :

  • Brackets : Brackets est un éditeur de code by Adobe (tip of the day : Ca se prononce « adobi » et non pas « adaube » !) qui est orienté développement front end. Ca signifie qu’il est fait pour faciliter la mise en place de ton HTML et CSS, en gros. Il permet entre autre d’avoir une fenêtre de navigateur ouverte, dans laquelle tes changements se mettent à jour en live, sans même avoir à sauvegarder ton fichier (à l’instar des solutions de type live reload). Je pense personnellement que c’est l’alternative la plus efficace à Sublime Text, et surtout avec les changements récents.
  • Coda : Cet éditeur exclusif aux macs présente certains avantages, notamment le fait qu’il incorpore une fonction de modification sur un serveur FTP distant sans avoir à télécharger tout le contenu du site (fiou) : En gros, au lieu de télécharger toute l’arborescence d’un projet pour le modifier directement sur Coda, il affichera le nom des dossiers et fichiers, mais ne les téléchargera que lorsque tu les ouvriras. Pratique sur des sites de + de 10 000 fichiers! Petit bémol, coda est payant! Et pas qu’un peu (pour un étudiant).
  • Atom : Un projet de GitHub, né il y a peu de temps, cet éditeur a une vocation de noyau central agrémenté de plugins en tout genre. En fait, c’est un peu la fonction de beaucoup d’éditeurs de code, mais celui-ci facilite grandement la vie des développeurs de plugin, apparemment.
  • Les « IDE » : J’écris « les » parce que la liste est bien trop longue pour tous te les décrire. Derrière le nom barbare de « IDE » se cache « Integrated Development Environment », ce qui signifie tout simplement « Environnement de travail intégré ». L’avantage ? C’est que ces derniers sont faits pour un langage ou un type de code précis. Je n’en suis pas forcément très fan, mais beaucoup de gens le sont et à juste titre : Ils présentent pleins de raccourcis. Un petit exemple quand même : Pour le Javascript il existe « WebStorm« , pour le développement Java ou Android il existe Eclipse (ou l’IDE dédié de Google pour Android du coup).

Je parlais de plugins tout à l’heure, voici quelques plugins essentiels à Sublime Text (dont certains sont également disponibles sur d’autres éditeurs de code) pour te permettre d’être très efficace.

Plugin Sublime Text : Package Control

Le Package Control en action.
Parcourir les plugins disponibles sur ST3 est aussi simple que ça !

Le Package Control est un plugin obligatoire pour ceux qui aiment personnaliser leur workflow avec Sublime Text ! Il permet d’avoir une gestion très facilitée des plugins que tu possèdes. Notamment, il permet, grâce à une combinaison de touches (CTRL+SHIFT+P pour les PC et CMD + SHIFT + P sur Mac), d’aller parcourir les plugins qui existent, et de les installer en un click !

PS : Tous les plugins dont je vais parler dans cet article sont disponibles sur le package control. Il te suffira de rechercher le nom que je donne.

Plugin Sublime Text : Emmet

Et là, on entre vraiment dans le vif du sujet, et pas qu’un peu, avec Emmet ! Ce petit plugin est tellement magique qu’on se demande encore pourquoi il n’est pas intégré de base à Sublime (et tous les autres éditeurs de code pour lesquels il est compatible). Sans plus teaser, ce bijoux permet de taper des abréviations logiques et, en appuyant sur tab, de créer toute une structure HTML très rapidement.

Écrire du code n'a jamais été aussi rapide qu'avec Emmet.
Emmet, ou comment passer 2 fois moins de temps à taper du code et avoir 2 fois plus de résultats.

 Plugin Sublime Text : Fetch

Fetch : Récupérer un dossier directement dans votre projet, sans quitter votre éditeur de code.
Fetch : Récupérer un dossier directement dans ton projet, sans quitter ton éditeur de code.

Fetch est un plugin qui permet de télécharger et extraire du contenu directement dans ton projet ! Tu peux choisir « File » pour insérer le contenu d’un fichier dans ton fichier courant (par exemple insérer le dernier jquery dans un fichier que tu sauvegarderas après dans ton arbo), ou alors « Package » pour télécharger et extraire tout un zip. C’est utile par exemple quand tu travailles en local et que tu veux installer WordPress ou un autre CMS : Fetch -> Package -> WordPress, quelques secondes et bim, tu n’as même pas à quitter ton éditeur de code. C’est pas beau la vie? Les packages et fichiers de Fetch peuvent être configurés dans « Fetch: Manage ».

Un peu de fun : Les thèmes

Parce que l’esthétique ça compte aussi (même quand on est développeur, si si j’te jure) ! Je suis persuadé qu’on a plus envie et plus de plaisir à travailler dans un environnement qui, esthétiquement, nous plaît. C’est pour ça qu’il faut que ton éditeur de code te corresponde aussi au niveau des couleurs ! Il existe Color Sublime qui répertorie très bien beaucoup de thèmes. Un petit conseil quand même, ne prends pas un thème tout blanc qui t’éclates les yeux ! Penses aux longues heures que tu vas passer dans le noir devant ton éditeur de code, et penses à ta santé (à ta vision) !

Flux

Tiens, en parlant de s’éclater les yeux ! Perso, je suis myope depuis l’âge de 7 ans, et ma vue a toujours chuté d’année en année parce que je passe énormément de temps devant mon ordinateur, ne serait-ce que pour le travail (7h30-8h par jour). Mais aussi le soir voire la nuit parfois, et il faut savoir que la nuit, nos yeux ne kiffent pas trop la lumière bleue, pire même, ça les agresse, ils préfèrent les couleurs chaudes. C’est pour cela que Flux est né ! Cette petite merveille (qui t’économise une centaine d’euros) va rendre ton écran orangé le soir. Oui, orangé. Non, c’est pas un truc de taré. Oui ça demande du temps de s’y faire, mais OUI ça vaut le coup ! Ca fait maintenant 3 ans que ma vision est stable. Ca fait 3 ans que j’utilise Flux. CQFD

Maintenant que ton éditeur de code est trafiqué, on va passer aux outils de développeurs web !

Outils pour le développement Front End

Les pré-processeurs CSS

Le futur. Les pré-processeurs CSS sont le futur du CSS. Si tu ne sais pas encore ce que c’est, spoiler alert : Tu vas kiffer ! En gros, le CSS naturel tel qu’il est aujourd’hui possède des limitations diverses et variées qui risquent très rapidement de te pourrir la vie. Les pré-processeurs, eux, sont là pour accélérer ton développement front end. Ils fonctionnent sur un système de langage alternatif compilé en CSS : Ils ajoutent des fonctionnalités. Les plus softs sont par exemple de permettre le nest (cf. image ci-dessous).

À gauche : la manière bordélique et non organisée. À droite : La manière des pré-processeurs.
À gauche : la manière bordélique et non organisée.
À droite : La manière des pré-processeurs appelée « nest ».

Il permet aussi de faire des calculs. Au lieu de sortir la calculatrice, il te suffit d’écrire par exemple 720px / 4. A savoir qu’il existe une propriété CSS3 appelée « calc » qui permet la même chose, cependant, comme récente, elle est supportée par peu de navigateurs, ou du moins peu de navigateurs anciens. L’avantage du pré-processeur, c’est que le résultat sera compilé en chiffre plein, et non plus sous forme de calcul.

Et finalement, l’emploi de variables. Oui, des VARIABLES ! Si tu es développeur, ce mot devrait te faire quelque chose. Grâce à ces dernières, tu pourras, en changeant la déclaration de la variable, changer des tonnes de lignes automatiquement. Imagines que tu utilises une couleur, mais que finalement tu aimerais la changer à la fin du projet. Au lieu de passer ta feuille de style au peigne fin, tu changes la couleur dans la déclaration de ta variable et FINITO !

À plus grande échelle, les pré-processeurs permettent aussi de développer des vrais systèmes complexes, comme par exemple une grille fluide responsive (développée par les ingénieurs front end de The Guardian)Bref, les pré-processeurs sont le futur du front end, et si ce domaine t’intéresse, fonces ! Tu as le choix :

Perso, j’utilise SASS parce que c’est le plus utilisé et que je suis à l’aise avec, mais encore une fois, dans ton workflow, il faut que ce soit TOI qui soit à l’aise alors n’hésite pas à tester et re-tester.

Les grilles CSS toutes faites

Si tu ne sais pas ce qu’est une grille CSS dans le webdesign, je te conseille de lire cet article sur les grilles sur Alsacréations.

Bootstrap

Bootstrap, framework CSS
Bootstrap, framework CSS

Le framework (= pack de composants prêts à l’emploi, un peu comme les paquets Alsa pour les gâteaux !) Bootstrap possède de très nombreux composants, mais un des plus utilisés reste sa grille responsive. Cette dernière, en plus d’être responsive, est assez flexible puisqu’elle présente 3 types de gouttières : Small, Medium et Large. À rappeler que le but premier de bootstrap est de permettre aux développeurs de s’attaquer le plus vite possible au back end (c’est-à-dire « perdre le moins de temps possible sur le front end »), ou de prototyper très vite.

Flow.gs

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Cet outil, qui est un générateur plus qu’un outil, est très pratique et te fera gagner énormément de temps en te proposant de générer une grille fluide et responsive en CSS ! Si tu as déjà codé une grille toi-même, tu sais à quel point ça peut être lourd et long de faire tous ces calculs. Flow.gs aussi, et c’est bien pour cette raison qu’existe aujourd’hui ce générateur (plutôt récent d’ailleurs). Le tester, c’est l’adopter !

Un peu de Javascript

jQuery

Le javascript, c’est très puissant et très utile, seulement, c’est très lourd ! La moindre action qu’on cherche à faire peut prendre 4 à 5 lignes de code, et on a l’impression que le langage n’est pas terminé, de par son manque de raccourcis. Mais pas de panique ! Aujourd’hui et depuis août 2006, la librairie javascript jQuery est disponible grâce à une équipe de développeur qui avait travaillé sur la problématique! Cette librairie JS qui est la plus connue au monde simplifie grandement le JS natif (aussi appelé vanilla.js) en créant des fonctions (aussi appelées « méthodes » en programmation orientée objet) qui reprennent des procédures utilisées systématiquement. En fait, le jQuery est devenu tellement populaire que c’est devenu une nécessité de le maitriser. Tu ferais bien de t’y mettre bientôt !

PS : À noter que tout n’est pas rose non plus. Le jQuery c’est bien, c’est beau et rigolo, mais ne flemmarde pas : n’ajoutes pas jQuery à ton projet si tu veux changer un détail ! jQuery, c’est une requête HTTP en plus, c’est un fichier supplémentaire à télécharger pour tes utilisateurs. Les performances à l’ère du smartphone et des tablettes, c’est super important ! De plus, javascript ne sert pas que à faire des animations et des changements un peu kikoo sur ta page, ça reste un langage très puissant, et il présente même en quelques sortes le futur des applications web. C’est un sujet un peu complexe, mais si ça t’intéresse, NodeJS est très important pour le futur du web.

Velocity.js

Si tu kiffes les animations un peu funky, Velocity.js est fait pour toi ! Ce plugin, basé sur jQuery, est en fait une librairie d’animations bien faites d’un point de vue esthétique, mais également en terme de performances, puisqu’elles utilisent au maximum le CSS3 (plus rapide), et dans le cas d’un support mobile, elles forcent l’appareil à utiliser non seulement son CPU (= processeur) mais aussi son GPU (= processeur graphique, qui possède une force de calcul bien plus puissante), bien plus puissant dans la majorité des cas, grâce à un simple hack. N’ayant pas le temps de te présenter l’outil à sa juste valeur, je t’invite vivement à aller voir le tutoriel d’introduction à Velocity.js sur Grafikart, qui est vraiment très complet.

gulp.js VS Grunt.js

Ces deux outils sont dans la même catégorie : Les taskrunners (= les lanceurs de tâches). Concrètement, ces taskrunners sont aptes à exécuter des tâches répétitives à des moments que tu définis. Quelques exemples rapides :

  • Je parlais de SASS et autres pré-processeurs plus haut, les taskrunners sont capables de lancer la compilation de tes fichiers de pré-processeur à chaque changement que tu sauvegarde.
  • À chaque changement sur n’importe quel fichier de ton projet, tu peux mettre en place un livereload (= un rechargement automatique de la page).
  • Mon préféré : Les taskrunners peuvent crawler tes fichiers css et ajouter automatiquement les préfixes de navigateurs (webkitmoz, etc…).

Tu as hâte de commencer à découvrir ? Cool ! Je vais t’en présenter deux rapidement, en te fournissant des liens vers des tutos extérieurs. Avant tout, ils sont tous deux basés sur NodeJS, c’est pour cette raison que je les ai classé dans la catégorie « javascript », mais ils pourraient très bien rentrés dans la catégorie « front end » aussi. Ils fonctionnent tous les deux en ligne de commande du coup en installant différent plugins pour chaque action à automatiser. Même si ça a l’air barbare, c’est un atout majeur que tu dois intégrer dans ton workflow un jour ou l’autre. Finalement, tous deux se configurent via du javascript (on serait pas dans la catégorie JS sinon, duh). Tu verras que l’approche est différente de l’un à l’autre, et encore une fois, choisis celui que TU trouves le plus confortable !

  • Grunt.js : Grunt.js possède l’avantage de l’ancienneté (il me semble), et donc son écosystème de plugins est plus vaste. La communauté est plus présente et ses adorateurs sont plus nombreux. Il y a de très fortes chances que tu trouves tout ce que tu chercheras à automatiser avec Grunt, à moins de chercher quelque chose de très spécifique. Le tutoriel de Grafikart.
  • gulp.js : Gulp, lui, est à peu près comme Grunt : Un grand écosystème de plugins classiques, mais il présente une approche différente lorsqu’il s’agit de programmer ta configuration : Il utilise un système appelé les « streams » pour mettre bout à bout tes actions à effectuer. Je le préfère personnellement, mais c’est une question de goût. Le tutoriel de Grafikart.

Avoir un site qui est beau, c’est cool. Mais il faut aussi que ça marche !

Outils pour le développement Back End

Serveur local

Aujourd’hui, personne (ou presque) ne travaille sur un serveur final en premier. On travaille soit sur un serveur de développement protégé, soit en local. Mais ça veut dire quoi en local ? En fait, quand on parle de serveur de développement local, le serveur c’est ta machine. Ton serveur de fichiers c’est ton disque dur ! Sur Windows, on utilise WAMP, sur Mac une grande partie utilisent MAMP (et d’autre ont mis en place leur propre solution, plutôt que de reposer sur un logiciel), et sur Linux, on utilise XAMPP.

Si tu veux être développeur, tôt ou tard tu vas devoir travailler sur ton serveur local. Donc autant t’y mettre dès maintenant et t’y habituer, c’est très similaire à un serveur en ligne, mais ça requiert pas mal de compétences en réseau malgré tout (configuration d’Apache / MySQL) si tu souhaites être à l’aise avec cet environnement de travail.

Je ne vais pas réinventer la roue, il existe des tutos partout sur le web sur comment installer son serveur local, une recherche très rapide te fera trouver ton bonheur.

Si tu es intéressé par la solution de mise en place de ton propre serveur Apache / MySQL, je te conseille encore une fois un excellent tuto de Grafikart sur le sujet, que j’ai suivi personnellement et qui fut un succès !

Search & Replace DB

Parfois, tu peux te trouver dans une situation où tu as besoin de remplacer un terme dans ta base de données qui est répété un certain nombre de fois. Pour ça, PhpMyAdmin présente une option viable, mais bon, on va être honnête : c’est long et fastidieux, donc ça ne rentre pas trop dans le cadre de l’efficacité. C’est pourquoi interconnectit a développé un petit script qui crawl (= qui fouille) ta base de données, et qui remplace un terme que tu lui as précisé. Développé à la base pour WordPress (parce qu’une migration WordPress requiert systématiquement de remplacer le nom de domaine dans la base de données), ce script s’adapte néanmoins à toutes utilisations, c’est un simple crawler. Perso, je m’en sers à chaque site WordPress que je fais, et en cas d’erreur sur d’autres imports, c’est super pratique !

Les frameworks (plus poussé)

Cette partie concerne des notions de programmation relativement avancées, si tu n’es pas à l’aise avec le reste, ne te casses pas la tête sur ça. Comme on dit, on commence par apprendre à marcher avant de vouloir courir, alors ne penses pas à passer par des frameworks si tu ne maitrises pas le langage ou la logique derrière !

Avant tout, sache que les frameworks (= pack de composants prêts à l’emploi, un peu comme les paquets Alsa pour les gâteaux !), ce n’est pas propre au PHP ou au JS comme je vais t’en parler ici. Littéralement tous les langages de programmation en ont au moins un. Tout simplement parce qu’aucun langage n’est parfait, et que chacun attend autre chose, ou travaille différemment (on revient encore à la notion de workflow). Je vais pas t’en faire la liste pour tous les langages, simplement il en existe beaucoup de qualité pour le PHP et un en particulier pour le javascript. Sans plus attendre..

  • PHP – La majorité d’entre eux fonctionnent sur le motif « MVC » : Model View Controller. Je te laisse lire des meilleurs articles sur ce sujet !
    • Symfony : Aujourd’hui dans sa version 2, ce framework a une réputation en béton armé. Il est utilisé (et constitue même une branche du métier de développeur web à part entière) très vastement. Il a ses adorateurs et ses haters, mais il possède plus de fans quand même. Du coup, il a une réputation et une communauté non négligeable ! Une formation complète est disponible sur Nettuts+ si ça t’intéresse !
    • CakePHP : Lui, il en est à la version 2, avec une 3 en beta (depuis plusieurs mois maintenant.. zzz). Je ne l’ai pas utilisé encore personnellement, mais il fait partit des top framework à la réputation, donc il y a des chances qu’il soit très valable également ! Le seul bémol, et la raison qui fait que je me suis mis à Symfony ou un autre, c’est que ce dernier utilise encore les structures en tableaux dans sa version actuelle (2), à l’ère de la programmation orientée objet. Si tu ne sais pas ce que c’est, pas de panique ! C’est aussi pour ça que tout le monde attend la 3 stable avec impatience : Enfin, il se met à l’objet! Pour autant, il présente ses propres avantages malgré tout. Grafikart (eh oui encore et toujours) en a fait une bonne intro, et même une formation complète.
    • Laravel : Alors lui, c’est le petit dernier de la bande qui déchire tous les autres. Des 3 cités ici, c’est le plus jeune (2011 vs 2005 et 2005), et son taux d’utilisation est monté en flèche depuis sa version 4 (à l’heure où j’écris ça, c’est la 4.2). La raison ? Et bien contrairement aux deux précédents, celui-ci s’inscrit dans un style plus libre, moins contraignant. Il existe trois tonnes de moyens d’arriver au même résultat, et aucun n’est vraiment faux. Pour autant, tout n’est pas rose ! Plus de libertés, c’est aussi plus de chances de foirer, surtout si tu connais pas très bien les conventions dès le départ. Si ça t’intéresses, Grafikart a fait un excellent tutoriel d’introduction.
  • Javascript
    • AngularJS : Ce framework, développé par le géant du web Google, propose une approche pour le moins originale, mais révolutionnaire. Dans le bon sens. Ce framework représente, en quelques sortes, le futur des applications web : Il permet de gérer l’affectation de ses controllers et ses actions directement dans le HTML, soit via des attributs (« ng-* »), soit via un langage de template similaire au liquid code. Tout le reste, les controllers, se font en JS, et s’exécutent donc côté client ! D’où le côté révolutionnaire du truc. Je ne vais pas m’étendre, mais c’est vraiment dans Angular et Node que le futur des applications web se trouve. Une introduction brève a été faite par Grafikart il y a 2 ans, ça date un peu mais ça permet d’avoir une première approche du framework malgré tout. Et sinon, il a également fait une formation complète.

Encore une fois, il en existe pleins, et toujours dans l’esprit de l’optimisation de TON workflow, si tu décides de travailler avec un framework (ce qui est nécessaire pour les applications web de moyenne et grande échelle), il faut que ce dernier sois adapté à TES besoins.

Ma mission ici est terminée !

Voilà voilà ! Peut être que toi, jeune MMI, tu connais d’autres petits outils que tu aimerais partager avec nous ? N’hésites pas, fais profiter tout le monde dans les commentaires !

Fiou ! Tu es arrivé au bout ? Tu as du mérite, et merci beaucoup ! Et j’espère que cet article t’auras apporté quelque chose. N’oublies pas que les méthodes de travail et tes habitudes sont primordiales dans ta progression et dans ton travail tout simplement. Prends le temps de trouver ce que tu préfères utiliser, et donnes toi les moyens d’être meilleur (plus efficace) !

On se retrouve bientôt !

Le conseil séduction du jour : Quand quelqu’un te plaît, montres lui que tu pèses. Ne va surtout pas lui parler toi même, tu vas passer pour un(e) sans potes ! Envois un(e) pote, ça lui prouvera que c’est toi le ou la boss du game de la cour de récré’

Quelques outils gratuits pour un workflow idéal
4.6 (92.73%) 11 votes

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6 réflexions sur “ Quelques outils gratuits pour un workflow idéal ”

  1. Super article Vincent !

    Je conseille vivement aux développeurs back-end l’IDE PHP Storm qui ressemble très étroitement à WebStorm : il offre pleins de fonctionnalités qui vous libère l’esprit.

    1. Hello Michel, et merci !

      Je confirme que PHP Storm est un IDE très performant. Moi qui déteste vraiment les IDE à la base, j’hésite énormément en ce moment à passer dessus quand j’ai du développement plus lourd à effectuer.

      Après, comme le répète l’article tout le long, chacun doit trouver le sien! Merci pour ton commentaire ! :p

  2. Super article ! C’est important de parler de ce genre de choses, ça pousse les gens à chercher d’autres trucs que sur leurs cours, et ça donne la passion du code
    Je signale juste une petite coquille : Symfony en est à sa version 2 ou alors à sa version 2.6, mais pas 2.0

    1. Merci pour ton opinion, ça compte énormément !

      Merci pour la correction sur Symfony, je n’entendais pas « 2.0 » mais bien « 2.X », je corrige ça

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