Ca fait quelques temps qu’on parle de plus en plus d’UX Designer et de design d’expérience. Ces notions peuvent te sembler assez floues au premier abord, ce qui est normal au vu des confusions qui se font régulièrement sur les réseaux sociaux et portfolios, sans parler des offres d’emploi.

En effet, tu vois souvent sur Twitter ou Dribbble des gens qui se définissent comme UX/UI Designer ou User Experience Designer. Alors toi, tu comprends que ça a vaguement un rapport avec le design, en voyant les créations de la personne ou en lisant ses tweets. Mais il peut être difficile de faire correspondre un terme bien français derrière cette expression que tant de gens utilisent à tort et à travers, pas vrai ?

C’est la raison pour laquelle le Blog du MMI a fait le tour du web (avec sa super-fusée) pour trouver de quoi monter un article simple et clair. Le but est de te faire comprendre précisément en quoi consiste le design d’expérience et pourquoi c’est une notion à ne pas négliger.

1. Qu’est-ce que l’expérience utilisateur ?

Pour commencer, nous allons définir les termes qui peuvent semer le doute :

  • UX Design = User Experience Design = Design de l’expérience utilisateur
  • UI Design = User Interface Design = Design d’interface utilisateur

Nous venons de faire le distingo entre ces deux expressions trop souvent confondues, mais il faut se pencher de manière plus précise sur ce qu’est l’expérience utilisateur (UX). Comment définir l’expression user experience ? Lors de nos recherches, on a trouvé des dessins et explications imagées assez explicites, qui te permettront de bien comprendre comment tout ça fonctionne. Et ça commence avec celui-ci :

 

Caractériser l'expérience utilisateur
Fig. 1 : Caractériser l’expérience utilisateur avec un p’tit vélo – Userexperiencerocks.com

 

Tu reconnais sur le dessin ci-dessus un utilisateur lambda (User), qui va se servir d’un produit (Product = le vélo), équipé d’un guidon et de pédales avec une certaine apparence (UI). L’usage du produit par l’utilisateur produit une expérience. C’est l’expérience utilisateur.

Mais il faut savoir distinguer ce qui compose le produit et de quoi est faite l’expérience. Si le premier dessin n’est pas assez explicite, le prochain, lui, parlera à tout le monde.

 

Différence entre le produit et l'expérience
Fig. 2 : Différence entre le produit et l’expérience

 

Tes céréales, ton bol et ta cuillère sont des produits que tu vas utiliser. Chacun a sa fonctionnalité : le bol va contenir les céréales, et la cuillère va te permettre de manger proprement les céréales. Ces différents éléments vont te permettre de vivre une expérience (bouffer des céréales, ça c’est de l’expérience!). Evidemment, si tu files pas les Kellogg’s à ton chat, c’est toi (l’utilisateur) qui va les manger. Voilà ce qu’est une expérience utilisateur, à proprement dit.

Si tu as suivi jusqu’ici (je pense qu’entre la bicyclette et les Miels Pops on est pas aller trop vite), tu sais donc définir, dans n’importe quel contexte, ce qu’est l’UX. Nous allons donc introduire la notion de « design »

2. Quand doit-on parler de « design d’expérience » ?

La notion d’expérience étant plus claire, il faut maintenant la penser, la réfléchir, la concevoir, la créer. Le design doit provoquer l’expérience, la bonne expérience utilisateur. Il faut comprendre que dans ce contexte, le design ne défini pas seulement prendre le pinceau sur Photoshop et faire un carré. Ici, le terme « design » est plus synonyme de « conception » et non plus de « création visuelle ». Dans le domaine du design d’expérience, le design, seul, n’est rien s’il ne prend pas en compte l’expérience utilisateur. L’image qui suit illustre bien ce propos :

 

Design VS User Experience
Fig. 3 : Design VS User Experience

 

A quoi bon faire un chemin tout joli et tout propre, si personne ne l’utilise ? Ceux qui ont fait les plans de ce parc n’ont pas tenu compte des besoins et des habitudes des utilisateurs. Conséquence : la Mairie se retrouve avec une pelouse défoncée le design est inutile, il ne sert pas les intérêts de l’utilisateur, et donc ne provoque pas une bonne expérience.

Il est donc indispensable, pour faire du design d’expérience, de prendre en considération les attentes mais aussi les réels besoins de tes utilisateurs. Ce qu’a fait Heinz (oui oui la marque de ketchup) est un super exemple pour illustrer un bon design d’expérience.

 

Différence concrète en design de produit et design d'expérience
Fig. 4 : Différence concrète entre le design de produit et le design d’expérience

 

A vrai dire, on s’en tape que la bouteille de ketchup ressemble à une bouteille (tant qu’on reconnait le produit). Ce que tu veux, toi, c’est ne pas avoir à jouer des maracas quand tu arrives à la fin du ketchup pour faire descendre ce qu’il reste. Il ne faut pas s’arrêter à un simple design de produit. Tu dois designer l’expérience. Et ça, la marque l’a très bien compris. C’est désormais plus pratique de remplir son hot dog de ketchup. En allant plus loin que l’apparence du produit, Heinz a réussi à créer une bonne expérience chez son consommateur.

Tu sais maintenant parler de design d’expérience avec tout ce que cela implique vis-à-vis de l’utilisateur (besoins, finalité, etc ..). Mais dans le monde du web, et d’autant plus en DUT MMI, tu croiseras souvent ce terme trop utilisé ou utilisé à mauvais escient pour parler de webdesign et d’interface utilisateur. Pourquoi ?

3. Apprendre à distinguer designer d’interface et designer d’expérience

Le design d’expérience et le design d’interface ont pas mal de points communs non ? FAUX. Voici une liste des points qui caractérisent le design d’expérience (pas seulement dans le domaine du web), et la liste de ce qui caractérise réellement le design d’interface utilisateur.

 

L'UX n'est pas l'UI
Fig. 5 : L’UX n’est pas l’UI – Critères d’identification – www.uxisnotui.com

 

Ca remet les idées en place, pas vrai ? Ce comparatif aide surtout à voir que le design d’expérience ne s’applique pas seulement à la nouvelle timeline de Facebook ou la dernière appli Spotify. Cependant, le design d’interface doit prendre en compte des notions et concepts du design d’expérience. Le schéma ci-dessous montre des points essentiels du design d’expérience (user satisfaction, user testing), qui ne sont pas caractérisés par le design d’interface, mais dont ce dernier doit quand même tenir compte.

 

Critères de distinction entre UX et UI
Fig. 6 : Critères de distinction entre « expérience utilisateur » et « interface utilisateur »

 

Si ça commence à devenir un petit peu complexe pour toi, alors l’infographie qui suit te remettra sur les rails ! Il s’agit d’une représentation graphique comparative de l’UX et de l’UI, si on l’appliquait au domaine de la restauration (sauf la cantine du CROUS).

Infographie expliquant la différence entre le design d'interface et d'expérience - Wassai Estudio Creativo
Fig. 7 : Infographie expliquant la différence entre le design d’interface et d’expérience – Wassai Estudio Creativo

 

On le voit clairement, l’UX passe par des réflexions indispensables sur l’architecture du contenu d’un site par exemple. Les choix sont justifiés par les solutions qui permettent d’atteindre l’objectif. La fin justifie les moyens ? Le designer d’interface travaillera sur la partie strictement visuelle.

Quand on parle de UI designer et UX designer, posons nous les bonnes questions : Qui se demande quoi ?

 

Designer d'expérience et d'interface : se poser la bonne question
Fig. 8 : Designer d’expérience et d’interface : se poser la bonne question

 

Le designer d’interface va se demander « De quelle couleur doit être le bouton pour qu’il soit visible immédiatement ? » . Mais avant ça, le designer d’expérience se sera demandé « Avons-nous vraiment besoin de ce bouton? » .

Mais ça peut être exactement la même chose en dehors du domaine du web. Prenons l’exemple d’un constructeur automobile :

  • UI Designer : « Comment faire pour que ce rétroviseur soit le plus beau du marché automobile ? »
    • Sa réponse : « Je regarde les plus beaux du marché à l’heure actuelle, je m’inspire, je crée. »
  • UX Designer : « Est-ce que notre clientèle utilise le rétroviseur ? »
    • Sa réponse : « J’étudie ma clientèle, je fais des tests, je tire des conclusions. »

Conclusion : UI Designer et UX Designer, deux métiers différents où l’un a besoin de l’autre pour créer une expérience utilisateur réussi. En gros c’est un peu ça.

4. Dans un projet web, l’expérience on la travaille où ?

Bon c’est bien beau de comparer l’UI et l’UX, mais puisqu’on commence à comprendre ce que c’est, parlons de ce qui nous concerne : L’expérience utilisateur dans le web

Mieux que les mots, cette infographie qui utilise la métaphore de l’iceberg pour définir l’expérience utilisateur te parlera à coup sûr !

 

Les 4 niveaux cachés du design d'expérience dans le web
Fig. 9 : Les 4 niveaux cachés du design d’expérience dans le web – Trevor van Gorp

 

1. Définir sa stratégie

En effet, si ton site ou ton interface n’est que la partie visible de ton travail pour l’utilisateur, il faut quand même noter tout le boulot fait en amont pour obtenir le résultat souhaité. Et ça passe, dans un premier temps, par beaucoup de recherches et de réflexions sur tes utilisateurs, leurs besoins, leurs motivations.

2. Relever tous les besoins

Il faut ensuite voir qui tu peux atteindre, et comment les atteindre. Il faut donc définir les ressources nécessaires (c’est un peu de la gestion de projet si tu regardes bien …).

3. Élaborer une structure

On commence à mettre les mains dans le cambouis en travaillant sur la structure, en définissant le plan de l’interface, l’enchaînement des écrans, ce que l’utilisateur verra.

4. Réaliser les premiers schémas

Et pour finir, il faut enfin dessiner les wireframes, qui sont des maquettes appauvries, pour mettre en évidence uniquement le placement des blocs qui composent l’interface, rien de plus.

5. Concevoir le visuel

Et c’est par la suite que l’UI designer intervient pour harmoniser graphiquement les réflexions apportées par l’UX designer.

Si on regarde sur l’ensemble d’un projet web, comme le montre le schéma ci-dessous, on voit bien que l’expérience utilisateur et le design d’interface sont très liés, notamment par l’impact du facteur humain sur leur travail.

 

Où figure le designer d'experience dans la création de site ?
Fig. 10 : Où se place le designer d’expérience dans la création de site ?

 

Il y a souvent des confusions pour définir ces deux métiers, mais il faut savoir qu’un bon designer, un vrai, le vrai du vrai, est capable d’apporter des réflexions sur ses utilisateurs et d’en tirer des conclusions, tout en sachant répondre graphiquement aux problèmes soulevés en amont.

Pif paf pouf, on a fini

Le Blog du MMI t’a-t-il un peu plus éclairé sur la notion d’expérience utilisateur et sur le design d’expérience ?

Si tu as des questions, des propositions ou encore des objections, n’hésite pas à te faire entendre dans les commentaires juste en-dessous, cela sera bénéfique pour beaucoup de monde, y compris nous

Pour aller plus loin :

 

Et puis comme d’hab, si tu as passé un bon moment en lisant cet article, je t’invite vivement à le partager et à donner une note (à la suite), ça me fera méga plaisir

Sur-ce, à la prochaine les copains

UX Design : Comprendre le design d’expérience en 10 images
4.8 (95.19%) 183 votes

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94 réflexions sur “ UX Design : Comprendre le design d’expérience en 10 images ”

  1. Excellent article, il synthétise et clarifie tout ce que j’ai pu trouver sur le sujet. Reste plus qu’a faire une liste des écoles permettant d’accéder au métier ! (En plus vous en avez déjà quelques unes dans la section poursuite d’études)

    Privé :

    HETIC

    Ecole du Multimédia Paris : Master Pro UX Designer
    IESA Multimedia : Master Directer Artistique UX Designer

    Public :

    Master Création, innovation, information numériques spécialité Design d’interface multimédia et internet Paris XIII

    Master Mention Innovation et Complexité IC Design centre expérience Université de Compiègne

    MMI Sorbonne : Master Multimedia Interactif

    Ps : Votre blog est en train de devenir une référence et pas que pour les MMI ! Continuez !

    1. Merci beaucoup, ça fait super plaisir de lire des commentaires aussi encourageants
      Et effectivement merci pour la liste des écoles qui vient compléter cet article !

      On compte bien continuer sur cette voie, encore merci

    2. Hors école, j’en ai appris beaucoup grâce aux divers meetup organisés partout en France et autres apéro UX et en plus, c’est très convivial !

      Super article au passage !

  2. J’ai tout compris David
    Plus sérieusement, merci pour cet article très simple et facile à comprendre.

    Je ne sais pas si cela est liés aux métiers du web, mais les confusions sont un peu partout. Les gens ont parfois du mal à distingués un graphiste, d’un infographiste ou d’un web designer etc.

    Encore une fois, très beau travail.
    Bonne journée
    Cédric

        1. Ah non mais il n’y a aucune raison de se précipiter !!
          C’est juste que dans l’équipe on a hâte partager tes expériences et conseils auprès des étudiants, mais rien ne presse

    1. Bonjour,

      Et bien justement comment distinguez vous le graphiste de l’infographiste du webdesigner et quelle définition claire et précise donnez vous de ces trois métiers ?

      Merci de nous donner votre éclairage

      1. Bonjour Karine, merci pour votre commentaire.
        Avant de répondre à votre question, il faut savoir que je suis autodidacte donc la réponse se base sur mes connaissances.

        Pour moi un graphiste et un infographiste sont plus spécialisé dans les métiers de l’impression et évidement le webdesigner est spécialisé dans les métiers du web. Tous les 3 sont passionné par la création visuelle et chacun l’exécute en fonction des besoins et des contraintes de son secteur.

        J’espère avoir répondu à votre question, si non cela pourrait être un travail intéressant et plus complet pour un prochain article

        1. Si je peux me permettre de donner une précision, je dirais que l’infographiste définit le travail d’éxé (spécialiste et rigoureux de la mise en page précise) et le graphiste se définit plus par le coté créatif. Si on devait les différencier

        2. Bonjour, presque 3ans après je me permet de répondre. Un graphiste, il dessine sur le papier, les murs, objets, etc. (exemple. : Le peintre). Un Infographiste c’est un graphiste qui dessine sur un ordinateur, table de dessin, etc. Alors que le web-designer est un infographiste spécialisé dans le web.

  3. Le UX designer est le scientifique un peu boutonneux, bien payé, tandis que le UI designer c’est l’artiste un peu paumé, qui fait des jolies choses sans trop s’interesser a la strategie produit.

    OK soit, il y un effort de vulgarisation, mais ce cloisonnement est un peu exagéré. Un designer, c’est un designer. Point.

    1. Disons que c’est un vision très fermée d’esprit de voir la chose et j’espère que les gens qui ont lu ou qui liront mon explication ne verront pas l’article sous cet angle, car ce n’est pas le but

      Si vous mettez cet article en parallèle avec l’image que vous aviez retweeté :

      https://twitter.com/johnmaeda/status/614231834189275137

      Alors en effet, il y a même de l’absurdité dans un tel cloisonnement. Mais ce n’est pas ce que j’ai fait ..

      J’ai peut-être un peu trop vulgarisé la notion d’UX Design au détriment des designers d’interface, mais je tiens à rappeler que l’UI n’est pas vraiment le coeur de mon sujet. J’ai eu droit à un tweet tout aussi triste que rigolo d’un « professeur associé » en université, disant qu’il fallait arrêter de faire « passer les designer UI pour des crétins » :

      https://twitter.com/NT_polylogue/status/608144137993506817

      Et je n’ai pas eu plus d’informations/suggestions/corrections après être revenu vers cette personne, preuve d’un grand esprit pédagogique.
      Donc comme vous êtes le deuxième lecteur à soulever ce problème, je veux bien lire de votre part quelques infos supplémentaires, si vous avez le temps, concernant le travail du designer d’interface dans le process UX d’un projet web
      Ca enrichira très certainement l’article et évoquera probablement une autre façon de voir là chose.

      Par ailleurs, qu’entendez-vous par « Un designer, c’est un designer ? » ..

      1. Que d’eau a pu couler sous les ponts depuis mon pseudo-troll d’il ya 7 mois. Alors je vais repondre, pour feeder un peu le troll.

        Mon troll avait pour objectif de montrer, que depuis toujours, le designer a systematiquement, et ce, pour une raison que j’ignore moi meme totalement, consciemment ou inconsciemment, besoin de mettre un nom a une sorte d’ennemi ou d’opposition. Autrefois le developpeur (qui a une maniere de raisonner qui est totalement differente), le marketeux (qui n’a pour vocation la recherche de la monetisation a tout prix, au detriment de la lisibilité ou de la simplicité). Plus récemment, le regime d’autoentrepreneur devenait la bete noire. Et pour culminer, pour certains designers freelances, l’ennemi devient meme … celui qui le nourrit: oui, le client!

        Lorsque je precisais qu’un designer c’est un designer, c’est que le fait que ce meme designer, qu’il soit UI/UX ne remet pas en question son role, sa responsabilité: resoudre des problemes qui ne sont pas toujours les siens, etre capable d’effectuer des recherches pour mieux connaitre les utilisateurs du produit qu’il cree, faire preuve d’un sens de l’ecoute affiné, et etre capable de vendre, convaincre dans ce qu’il produit, dans l’interet du client.

        1. J’avoue que je comprenais pas trop l’intérêt de troller sur un article qui avait justement pour objectif de démystifier tout ça.

          Bien entendu, dans le fond, les responsabilités du designer, comme vous les avez évoqué à juste titre, restent les mêmes. C’est sûrement pour cette raison qu’on retrouve « designer » dans UI Designer et UX Designer … Alors faire un article pour dire que c’est du pareil au même et mettre tout le monde dans le même panier, je n’en vois pas non plus l’intérêt.

          Le fait est qu’aujourd’hui sur le web, de nombreuses « appellations » apparaissent pour qualifier les designers (c’est l’intro de l’article). On ne peut pas le nier et se cacher derrière des idéaux du style « on doit tous savoir penser astucieusement le produit et à la fois savoir bien le vendre visuellement ». La réalité c’est que tout le monde ne sait pas le faire, que tout le monde ne veut pas le faire ou encore que tout le monde ne ressent pas le besoin de cette double compétence (je pense aussi aux entreprises).

          Il n’y a qu’à regarder sur les plate-formes d’offre d’emploi (ok c’est pas le meilleur exemple) et lire les missions demandées aux UX Designers et UI Designers.
          Est-ce qu’on va demander à un designer d’interface de repenser le bruit du claquement des portes des prochaines Citroën ?
          Est-ce qu’on va demander à un designer d’expérience de refondre la charte graphique de Twitter ?

          Plus concrètement, vous avez besoin d’une greffe du poumon, vous demanderiez à votre dentiste de s’en occuper ? Bien sûr que non, pourtant il est médecin …

          Le but de l’article était d’expliquer à des personnes qui vont se retrouver, ou se sont déjà retrouvé, face à ces termes, le sens et surtout le contexte d’usage de ces derniers.

          Mais j’aurais aussi pu choisir la simplicité et dire « Okay magueule, cherche pas c’est tout pareil, tu fais des croquis design et c’est tout bon » o/

    2. wow. bien heureusement que ce n’est pas le cas. Replacez les métiers dans le contexte actuel. Le bon sens derrière les méthodes UX existe depuis longtemps mais n’est appliquée concrètement aux sphères numériques que depuis tout récemment. Quand au designer UI, on l’appelait (ou l’on l’appelle encore parfois) Directeur artistique.

      David notre auteur le dit très dit, un designer, un vrai, brasse l’ensemble. C’est un penseur, stratège, analyste, graphiste, faiseur. C’est la route à suivre, celle du designer full-stack, product designer, il a plusieurs surnoms de petite licorne.

      Ca c’est le but. La réalité, et notamment en France, est que trop souvent les métiers sont encore séparés. Et beaucoup de designers UI ont une vue réduite de l’UX et les formations UX n’ont pas toujours de socle réel de design graphique.

      Finalement cette jolie branche du métier est toute neuve – dans un domaine, les Internets, tout gamin lui même (25ans!) et tout bouge très vite.

    3. Pourquoi considérer que faire du beau est simple et réducteur, c’est déjà tout un métier, des codes etc. Il a forcément besoin que quelqu’un passe son temps en amont sur les stratégies pour se concentrer sur le rendu avec toutes les règles afférentes à la construction d’un visuel, ce sont 2 métiers et ce la ne veux pas dire que l’un et l’autre ne soient pas capable intellectuellement d’envisager les 2 plans

      1. Bonjour Charlotte Je suis tout à fait d’accord avec vos propos, c’est la raison pour laquelle je n’ai pas détaillé ces codes et règles dans l’article puisqu’ils sont, comme vous le dites, relatifs à cet autre métier (qui est de « faire du beau » comme vous l’appelez). Et encore une fois je suis d’accord avec vous sur le fait que les deux métiers sont capables intellectuellement d’envisager les deux approches ! Cependant, puisque j’ai souhaité expliquer l’approche concernant l’expérience utilisateur, j’ai jugé normal de parler de ce qui la caractérisait de manière unique, pour bien la comprendre, et « faire du beau » n’est clairement pas ce qui qualifie l’UX

  4. Super article ! Mais après cet article j’ai l’impression que le UI designer fait un travail assez léger, le UX designer ne sera pas amené dans le futur avec faire le travail du UI designer, et ainsi travailler sur tous les aspects du projet ?
    Je veux bien que tu m’éclaires.

    1. Salut Ju, merci pour ton commentaire
      Comme je disais juste au dessus à Gabyu, je ne me suis pas étendu sur le travail du designer d’interface parce que ce n’était pas le sujet principal. Je dirais que l’UI fait un travail léger dans l’expérience utilisateur globale du projet. C’est pas son boulot de travailler sur l’architecture du site, ni de déterminer les cibles, à mon sens. Mais il évident que sur certains projets, où on ne trouvera pas d’architecte de l’information, de référenceur ou encore de DA, l’UI designer est, je pense, et selon son profil, capable de faire leur travail. Tout est question de compétences/bagages selon moi. Ce n’est évidemment pas une généralité et je ne suis pas parole d’évangile, mais c’est le résultat de mes expériences et de mes recherches qui me permettent d’affirmer ceci

      Est-ce que j’ai répondu à tes interrogations ?

  5. Salut et
    merci pour l’article explicite !

    Pour avoir testé les deux « bouteilles » de Ketchup Heinz (avec quelques années d’intervalles hein J), j’ai noté une nette amélioration de l’expérience.

    Avec une embouchure démesurément grande sur le premier modèle, lorsque tu arrivais à la fin de la « bouteille », il fallait tapoter le fond de la paume de la main pour faire tomber le ketchup dans ton assiette.

    Résultat : 9 fois sur 10, tu te retrouvais avec un tas de ketchup bien trop conséquent, sans parler des giclures à l’arrivée…

  6. Salut et merci pour l’article explicite !

    Pour avoir testé les deux « bouteilles » de Ketchup Heinz (avec quelques années d’intervalles hein J), j’ai noté une nette amélioration de l’expérience.

    Avec une embouchure démesurément grande sur le premier modèle, lorsque tu arrivais à la fin de la « bouteille », il fallait tapoter le fond de la paume de la main pour faire tomber le ketchup dans ton assiette.

    Résultat : 9 fois sur 10, tu te retrouvais avec un tas de ketchup bien trop conséquent, sans parler des giclures à l’arrivée…

  7. Bonjour, j’ai trouvé votre article très intéressant. En effet travaillant dans le domaine du Webmarketing, les sujets traités peuvent être similaire à ce que nous traitons.

    Etant un groupe d’étudiant en école de commerce, nous tenons un blog à ce sujet si cela vous intéressent : http://digital-market.news

    Merci à vous et peut être à bientôt !

  8. Très bon article, et notamment sa conclusion !
    Mais certains commentaires me laissent perplexes
    J’ai l’impression qu’il y a notamment une grande incompréhension sur ce qu’est le métier de graphiste. En passant, le terme infographiste est un terme qui a mon avis ne veut pas dire grand chose. Parle-t-on d’infosecrétaire parce qu’elle utilise un PC et pas une machine à écrire ?
    Le graphiste (ou designer graphique) crée et met en page des visuels et des documents quelque soit le support (print, web…). Sa formation ne se résume pas au dessin mais touche à des domaines comme la sémiologie, la typographie, l’ergonomie…
    Penser que le graphiste n’intervient que sur l’esthétique est très mal connaitre ce métier. Un designer graphique se préoccupe essentiellement de savoir si la forme qu’il donne au message favorise la compréhension de celui-ci. Il se préoccupe donc avant tout d’expérience utilisateur, l’esthétique ne fait qu’y participer. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que cette branche fait partie des arts appliqués (…à une fonction ), que le diplôme en école d’art est un DNAT (arts et technique avec option design graphique ou design produit) et pas un DNAP (arts plastiques).
    Le designer, quel qu’ il soit, est sensé se préoccuper aussi bien du dessin que de la fonction de l’objet qu’il conçoit. Et à mon sens il ne peut y avoir, pour reprendre ces nouveaux termes à la mode, de UI designer qui ne fasse de UX design.

    1. Merci David pour cet article très clair est instructif.
      Je voudrais revenir sur le questionnement de Stef à propos du terme « infographiste » : en réalité, ce terme n’a aujourd’hui plus vraiment de sens tellement les graphistes utilisent désormais toutes les techniques à leur disposition, dont l’informatique bien-sûr, qui est devenue incontournable de nos jours.
      Mais ce n’était pas le cas au début de la mutation des métiers graphiques et de l’impression vers la micro-informatique au cours des années ’80, à l’époque une distinction professionnelle était faite pour choisir les créatifs capables de travailler avec l’outil informatique, sachant qu’une forme d’opposition « de principe » divisait alors les tenants des techniques traditionnelles avec ceux qui voyaient dans le numérique des nouvelles pistes d’exploration créative… bref, l’affrontement séculaire des protecteurs de la « tradition » immuable contre les insensés irrespectueux « visionnaires ».
      Dans tous les cas, « info » ou pas, un graphiste tente d’imaginer et de concevoir des solutions au service d’un projet, en y apportant sa « patte » personnelle conjuguée aux préoccupations à propos du style graphique, de la composition, de la typographique, de l’ergonomie, etc. à adopter pour répondre au mieux au cahier de charges, qui peut également avoir des préconisations sur l’expérience utilisateur, autour desquelles le graphiste devra construire sa réflexion.
      Enfin, un dernier petit mot pour ne pas céder à la facilité du découpage trop tranchant des métiers, et confirmer au passage la dernière phrase de Stef, les UX et UI Designers peuvent être des individus différents ou une seule et même personne, la pensée humaine n’est pas cloisonnée et je vois mal comment un UI-Designer n’aurait pas des idées et des solutions à proposer pour une meilleure expérience utilisateur… la réciproque avec un UX-Designer étant évidemment incontournable… mieux encore, j’en connait même qui, en plus d’assumer avec talent ces deux casquettes, sont également de très bons développeurs et d’excellents commerciaux…
      Bref, selon le parcours et la personnalité de chacun, on peut trouver des experts, spécialistes dans un domaine en particulier, mais aussi des « touche à tout » pluri-disciplinaires parfaitement compétents, ce qui correspond de plus en plus aux profils professionnels qui se développent désormais autour des métiers informatiques, le design y compris.

      1. Bonjour
        Je dois vous avouer que je serais tenté de copier-coller votre commentaire dans l’article tellement je trouve celui-ci pertinent ! Surtout la deuxième partie sur la segmentation des métiers que vous synthétisez et que je n’ai pas su correctement amener ! Merci beaucoup pour votre intervention !!

        1. Bonjour David et merci pour votre réponse.

          Vous pourriez en effet ajouter un petit éclairage supplémentaire sur ces métiers à votre conclusion, qui amorce déjà l’idée d’une frontière très variable et flexible entre le rôle et les préoccupations des UX et UI designers.

          Pour essayer d’y voir plus clair, je pense qu’il faudrait faire une distinction historique sur les origines de ces deux métiers :

          – le UI-designer est issu plutôt des métiers du graphisme 2D (ou infographisme), de l’édition et de la publicité, comme la mise en page (PAO), le dessin sous toutes ses formes (artistique, publicitaire, technique…), la photographie, les concepteurs-rédacteurs, etc.

          – le UX-designer vient quant à lui plutôt des métiers du design industriel et de l’architecture, tels que les concepteurs de fonctionnalités, ceux qui réfléchissent sur l’utilisabilité et l’ergonomie, ceux qui travaillent sur l’aspect et les matériaux, ceux qui s’occupent de l’aménagement de la circulation et des espaces, etc.

          C’est d’avantage une origine théorique, conceptuelle, avec leurs propres techniques et pratiques. Dans la réalité, ce qui fait la différence entre ces deux profils se mesure par la maîtrise et l’expérience de différentes technologies, outils et méthodes, ce qui constitue un bon point de départ mais qui n’est malheureusement pas toujours suffisant pour une orientation « métier » juste ou pertinente, surtout dans un domaine aussi riche et étendu que le design.

          Dans tous les cas, un bon designer est quelqu’un qui construit sa réflexion sur la base d’un cahier de charges établi avec le client, enrichi d’un maximum d’informations issues des autres métiers participant au projet, ainsi que des retours d’expérience des utilisateurs. En somme, le travail d’un designer couvre en général, et dépasse parfois, toutes les étapes techniques de la réalisation d’un projet.

          1. Bonjour,
            Merci pour votre retour, je vais y travailler ces vacances ! Encore un gros merci de vous être arrêté sur cet article et d’y avoir porté ces réflexions pertinentes !
            Bonne semaine

          2. Je viens de tomber sur l’article « UX Design » de David, très clair et didactique, et je suis enchantée de lire les différents avis qui l’enrichissent.
            Stupéfaite en revanche de croiser cette réponse de FredoMkb qui sous entend que le graphisme, vue l’opposition qui lui est faite, serait dénué de réflexion, d’ergonomie, de matérialité, de gestion d’espace… Dans ce cas ce n’est pas de graphisme mais de « pollution visuelle » dont parle Fredo, comme il existe des pollutions sonore, architecturale, matérielle, audiovisuelle… Il semble donc nécessaire de répéter, encore, que le graphisme est un champ du design à part entière. Et le design, quels que soient son domaine d’application, son mode d’expression, ses outils, que le projet soit ambitieux ou modeste, est un « objet pensé » et conçu pour remplir une fonction au plus proche de l’utilisateur. D’où l’UX design qui, grâce à sa définition, (re)pose la question sur la vocation du design et la responsabilité du designer, enfin!

            Je profite de l’occasion pour féliciter David pour la qualité de son blog, bravo!

          3. Chère KRN,

            Je trouve votre approche pertinente et sensée à propos du design, j’en partage l’esprit même si l’idée de « pollution » me paraît un peu sujette à débat.

            En revanche, je ne sais pas où avez-vous lu dans mes contributions que je sous-entendais que le graphisme « serait dénué de réflexion », pour reprendre vos termes… je dis même tout le contraire, puisque je tente relativiser la distinction trop tranchée qui est souvent faite entre les UI et UX designers.

            En effet, pour moi, que ces rôles soient remplis par une ou plusieurs personnes, le travail de conception qu’ils réclament demande évidemment des longues réflexions et des tests, avec des mises en situation pour apprécier le bien fondé des choix faits… qui donnent, très souvent, des nouveaux cycles « réflexions->tests ».

            Bref, pour être clair, il n’y a pas de métier créatif, dans quelque domaine que ce soit (le graphisme y compris), qui puisse être dénué de réflexion, car imaginer, concevoir, inventer, créer… c’est avant-tout penser.

            Après, c’est vrai, les résultats ne sont pas toujours très pertinents… de là à parler de « pollution »… il faudrait d’abord définir bien clairement ce terme pour pouvoir établir des critères d’appréciation qui soient justes.

            Perso, je pense que c’est souvent bien plus simple : parfois on réussi un projet, parfois moins… non ?

          4. Merci beaucoup pour votre commentaire et votre avis ! J’en profite pour remercier également les autres contributeurs du blog car c’est à plusieurs que nous avons réussi à l’amener jusqu’à votre écran Bonne lecture sur le blog donc, et encore merci

  9. Intéressant et bien synthétisé, mais en même temps je ne suis pas forcément d’accord sur la séparation, l’un sans l’autre ne sert pas à grand chose. Par ex Johnatan Ive (le designer des produits Apple) ou Philippe Stark (le designer bien connu) restent malheureusement des UI designers (même s’ils clament le contraire), souvent les produits sont (très) beaux mais malheureusement pas forcément très pratiques (mon voisin qui débranche le Mac mini en essayant de brancher son casque par ce que JI a trouvé qu’une prise casque c’était pas joli et ça dépareillait sa façade). Ou un disque dur de LaCie/PS avec un bouton M/A tellement dur à enfoncer que le disque reculait quand on essayait de l’éteindre.

    Pour ma part je suis convaincu qu’un produit 100% UX-designé n’a rien de plus à faire pour être 100% UI-classos, la fonction quand elle est parfaitement comprise et mise en place résulte en un beau design

    1. Bonjour Pierre,
      L’approche de ton commentaire est vraiment intéressante ! J’aime beaucoup les références, et expériences vécues surtout x)

      Comme toi, je pense aussi que l’un sans l’autre est sans intérêt : il ne me viendrait pas à l’idée d’acheter un super beau vélo flambant neuf, sans le guidon. Pour autant, je ne pense pas que les personnes en charge de la peinture du vélo soient les également les personnes responsables de l’utilisabilité (y en a encore qui vont dire que j’ai une dent contre les designers d’interface). C’est pourquoi j’ai jugé nécessaire de montrer que sur le marché de l’emploi, il y a du travail pour ceux qui savent attirer les utilisateurs, et du travail pour ceux qui savent les faire revenir

      En ce qui concerne la garantie qu’un produit parfaitement bien pensé au niveau de l’expérience se suffise à lui même sur l’aspect visuel, je reste perplexe. Dans la théorie, c’est un principe bien séduisant, je l’admet, mais dans la pratique j’ai rarement été confronté à autant de facilité ^^’
      Par contre je veux bien voir des exemples où ce principe fonctionne !

      1. Dans un monde ou l’on devrait penser « environnement » et « futur », j’aime bien l’exemple de la peinture du vélo. Je pense qu’on a tort de dire (tu ne le dis pas mais tu le sous-entends) que la peinture n’est que de l’UI. La peinture participe bien sûr à l’UI mais c’est l’UX qui devrait décider avant: une peinture qui protège de la rouille, qui ne pollue pas, qui améliore l’aérodynamique (à l’échelle d’un vélo on peut rigoler, à l’échelle d’un A480 on parle de tonnes qu’il faut faire monter à 10000m) … je sens venir le « oui mais juste la couleur » … et bien non, la couleur c’est de l’UX, car qui ne recherche pas son vélo dans un parking grâce à la couleur, la couleur ne participe-t-elle pas à la sécurité (visibilité) ?

        Par contre pour l’exemple, j’aimerai en avoir un sous la main Je dirai que c’est un idéal peut-être encore jamais atteint, quoique les avions modernes s’en approchent, poussés par les économies nécessaires.
        Là peut-être puisque l’on est dans les vélos :-):
        http://oregonmanifest.com/vote/ (concours international pour créer des vélos urbains, mon préféré le Solid). La perfection de l’UX en fait un UI parfait

  10. Bonjour! Enfait j’ai plusieurs questions à vous poser, enfin si vous voulez bien repondre, ^-^
    J’ai 15 ans et je suis en seconde cette année pour mon avenir je vais aller en ES et en chercher les metiers possibles dans cette filière,je suis tombée sur user experience designer.Enfait c’est surtout le mot « designer » qui m’a attirer, je suis encore qu’une amatrice qui ne peut même pas utiliser photoshop mais qui adore le graphisme et la typographie. J’aimerais bien savoir quelles sont les metiers possibles et les ecoles, merci beaucoup ! Et l’article m’a beaucoup aidée aussi dans mon envie de faire quelque chose dans ce secteur plus tard!

    1. Bonjour Emeline
      Dans un premier temps, si tu veux te faire une idée des métiers du design, je te conseil de fouiner un peu partout sur le web pour te renseigner. Je peux aussi te recommander cette page que nous avons construit sur le blog, qui liste un bon nombre de sites qui traitent de design et de graphisme, ça pourrait déjà t’éclairer dans ce domaine là : https://blogdummi.fr/toolbox/blogs/graphisme/

      Sinon sur le site de l’ONISEP : http://www.onisep.fr/Decouvrir-les-metiers/Des-metiers-par-secteur/Art-Design-creativite-et-motivation-exigees

      Pour ce qui est des écoles dans le design, je ne saurais pas trop te conseiller étant donné que j’ai fait un DUT SRC (ancien DUT MMI, dans un IUT donc) puis une LP en création numérique, donc toujours en IUT.

  11. Bonjour, je suis tombé sur cet article grâce à Google et j’ai été vraiment ravi de mieux comprendre ces notions que sont les UX/UI. Un grand merci d’avoir pris la peine d’expliquer clairement ce que c’est et bravo !

    Etant graphiste de longue date, je suis actuellement à la recherche d’un logiciel sans coder (ou sans programmation), il en ressort qu’il y en a plusieurs tels que Macaw, Muse (Adobe), Rapidweaver, etc… Auriez-vous par hasard quelques retours à ce sujet ? En effet, je suis moins motivé pour coder car ça me prend beaucoup de temps (j’ai déjà Dreamweaver). L’idéal serait de créer un site directement sur un logiciel simple sans passer par Photoshop même si je pense que c’est peut-être moins complet que Dreamweaver.

    Encore félicitations pour ce travail pertinent !

    1. Bonjour, merci beaucoup pour votre commentaire !

      Je pense que pour des sites internets vous en avez déjà cité beaucoup entre Muse et Dreamweaver. Si vous voulez continuer dans la conception de site internet sans coder, je vous proposer de vous tourner vers des solutions CMS telles que WordPress (nécessite cependant quelques notions en développement).
      Il existe de nombreux tutoriels gratuits sur internet à apprendre à installer WordPress sur un serveur, mais le design doit nécessairement passer par du code (CSS).

  12. Super article Vraiment bien rédigé et accessible à tous.
    Le seul reproche que j’aurais est cette tendance à traduire tous les termes techniques anglais, qui m’irrite toujours un peu Histoire de faire une analogie sympa (comme il y en a tant dans l’article), ça me rappelle ceux qui ont vu « La fiction pulpeuse », et pas « Pulp Fiction » !

    Sinon, franchement agréable à lire, j’ai passé un bon moment Je suis tombé ici par hasard, mais je reviendrai !

  13. Bonjour David,

    après plusieurs recherche, je suis tombée par hasard sur ton article, Je te remercie vraiment, c’est très intéressant, j’ai pu comprendre bcp de choses

    et j’ai des questions si c’est possible

    En fait, je suis en école d’ingénieur en informatique, et j’ai un esprit très créatif, j’aime bcp le design, la création tout ce qui est beau ! , et donc j’aimerai bien me spécialisé dans un domaine ou je pourrai faire appel à mon esprit créatif.
    Le problème, après mes recherches j’ai un coup de cœur pour le métier du webDesigner, le UI, UX Designer, donc j’aimerai bien savoir si c’est possible de combiner ces métiers la ? ou il faut commencer par l’un et passer à l’autre par la suite?!!

    je sais que c’est un peu flou , mais j’aimerai bien quelques conseils, ça va bcp m’aider, je te remercie d’avance

    1. Bonjour Maryem,

      Merci pour ton avis sur mon article

      Je vais essayer de répondre à ta question du coup. Comme tu as dû le lire dans l’article, UI designer et UX designer sont des métiers qui peuvent être très liés l’un à l’autre, et qui peuvent, dans certains cas, être occupés par la même personne. Mais je pense qu’avant de te demander si tu veux faire le métier de webdesigner, UI designer ou UX designer, tu devrais plutôt te lister quels types de missions tu voudrais accomplir à l’issue de ta formation. Réaliser des maquettes sur Photoshop de sites internet ? Coordonner des projets de créations d’application web et mobile ? Faire des audits d’interfaces et de sites ? Rechercher de nouveaux concepts ergonomiques ?

      Il faut aussi noter que le poste vers lequel tu vas évoluer changera sensiblement de nom en focntion de la structure dans laquelle tu seras. Ca peut varier de « designer » en start-up à « architecte de l’information » dans une plus grosse structure.

      1. A chaque fois que je laisse un commentaire sur l’orthographe, on me répond sensiblement la même chose : ça ne change rien, ce n’est pas grave, on ne va pas en mourir ! (oui, on m’a répondu ça aussi !).
        Donc non, on ne va pas en mourir, mais oui, cela a changé mon expérience de lecture car quand je constate qu’il y a des fautes, je me focalise dessus, et, désolée si cela vous vexe, je me dis que la personne qui écrit n’est pas si sérieuse que cela si elle n’a même pas pris le temps de se relire…
        Comment pensez-vous qu’un client réagit si, dans un écran superbement « designé » il repère une faute d’orthographe ? bon je sais, vous me répondrez que ce n’est pas grave, les nouvelles générations se moquent complètement de l’orthographe alors à quoi bon s’en préoccuper ?
        Tant pis pour moi et ma génération…
        Sans rancune aucune…
        Et je vous rassure, j’ai appris beaucoup de choses en lisant votre article

        1. J’entends tout-à-fait la frustration que cela peut occasionner, et je suis désolé si l’expérience de lecture n’a pas été vécue de la même façon que les autres lecteurs, mais je suis aussi ouvert à vos propositions de correction si vous souhaitez parfaire l’article (par mail ou autre pour éviter de « polluer » cette section). Et encore merci pour votre intervention

  14. Bonjour,
    Merci pour cette synthèse sur l’UX design.
    Je fais parti de la confrérie et cet éclairage est tout à fait à propos.
    Pour compléter certains posts et commentaires au sujet des formations, au-delà des classiques GOBELINS / HETIC, il y a également la formation en Architecture de l’information à l’ENS de LYON, qui elle, concerne davantage la partie « structuration des dispositifs », bref le volet conception. Pour tous ceux qui souhaitent progresser en UX design voire approfondir les techniques avancées, notamment dans le cadre de la formation continue (donc hors formation initiale étudiant), il existe des initiatives autour de MOOC et de formats ELEARNING, moins exigeants sur le plan présentiel mais aussi plus accessibles en matière de coûts d’entrées, sans pour autant faire l’impasse sur la qualité de la formation. Je suis formateur à l’Université de Strasbourg et j’ai un organisme de formation sur ces questions, je peux constater que les prix pratiqués par certaines agences pour se former à ces disciplines sont assez élitistes, pour des contenus parfois très « débutants » / « pour les nuls ». Or les demandes sont importantes, votre article et tous les retours et commentaires en témoigne. Voici un de ces exemples accessible pour se former à l’UX design avec notamment près de 50H de vidéo : http://www.iafactory.fr/learn
    C’est une formation qui synthétise des cours universitaires (pour des profanes), des formations pros menées pour former des UX designer en agence (donc des profils avancés) et qui a fait l’objet d’améliorations continues après avoir été suivie par de nombreux participants (UX oblige).
    En tous les cas merci pour votre article et au plaisir d’échanger,
    Julien Muckensturm

  15. Bonjour David,

    Merci pour cet article, il est vraiment pas mal et permet d’expliciter ces deux professions complémentaire.

    Par contre, en tant qu’ergonome consultante UX, j’aurais deux remarques pour le compléter… Ce sont des choses que je vérifie au fil de mes missions et en discutant avec d’autres praticiens.

    1. Concernant ta définition de l’expérience utilisateur, elle est un peu restrictive.
    En effet, elle ne se réduit pas uniquement à l’utilisation de l’interface ou de l’objet. Elle commence bien avant et se poursuit bien après.
    Pour reprendre ton exemple des céréales, l’UX commence dès que l’utilisateur souhaites manger des céréales, dès qu’il y pense. De quoi il a envie ? Et, comment ? L’objet en question doit alors coller parfaitement à ses attentes et envies.
    Puis comme tu l’as très bien illustré, il y a l’utilisation effective.
    Enfin, il y a le moment après l’utilisation. Toujours pour les céréales, une fois finies, il faut tout ranger, laver les ustensiles, etc. Et aussi, l’utilisateur garde une trace en mémoire de son utilisation et de la manière dont elle a répondu à ses attentes. Cette trace est essentielle. En effet, elle va constituer le souvenir qu’il va garder de l’expérience, ce qui va rester. Et c’est ceci qui va faire dire à l’utilisateur qu’il a passé, ou non, un bon moment. C’est ce qui fera qu’il réutilisera l’objet ou non.

    2. Autre point, concernant l’UX vis à vis de l’UI. Comme tu l’as très justement illustré (avec ta figure Fig. 5 : L’UX n’est pas l’UI – Critères d’identification – http://www.uxisnotui.com), l’UX possède aussi des compétences en Interface Design et en Visual Design. Je modifierais donc légèrement les schémas montrant l’implication dans les projets. En effet, à tort actuellement, on réduit l’UX à une seule partie du projet. Or, pour être efficace au maximum, l’UX doit pouvoir intervenir tout au long du processus. Dès l’expression des besoins et jusqu’à la sortie en pré-production du produit.
    En effet, il n’est pas rare que des choix de design ou de développement mettent à mal certains principes important pour l’expérience de ce produit en particulier. Travailler ensemble est donc plus efficient que travailler en silos.

    Voilà. Encore une fois, beau travail et merci pour cet article.
    Bonne journée,

    Typhanie.

    1. Bonjour Typhanie, merci beaucoup pour se retour très complet ! Je pense que les informations que tu viens d’apporter complètement parfaitement ce qui a été dis dans l’article et récemment dans les commentaires ! Merci beaucoup !

  16. Excellent article ! clair, efficace et pertinent ! bel exemple d’application de l’approche UX : comprendre les besoins des internautes sur ce sujet pour mieux y répondre !!! chapeau ! Merci beaucoup !

  17. Très intéressant, on voit l’évolution et la maturité qui monte dans ce nouvel environnement et ces métiers qui se structurent.
    Beau boulot et ton très sympa.
    Félicitations

  18. Bonjour, merci pour cet article.

    On constate effectivement que l’utilisation du mot design en france est encore trop assimilé à la notion de graphisme, c’est donc un article intéressant qui rappel la notion de conception derrière ce terme.

    Moi qui ai commencé par des études en sciences de l’ingénieur et termine aujourd’hui dans la conception de vidéos Motion Design, j’apprécie particulièrement l’évolution de l’UX design, qui à mes yeux relie l’ingénieur et le graphiste et rappel que bien qu’elles soient toujours présentées comme opposées ces disciplines ont bel et bien un jeux commun à jouer.

    Pour ma part je considère le Motion Designer comme un UX designer, un designer d’expérience, et rapproche donc le graphiste de l’UI designer.
    C’est une différence que j’essaie d’approfondir au travers du groupe Facebook que j’anime, je vais donc y partager cet article ici : https://goo.gl/oZlLBc

    Merci

  19. Merci beaucoup pour cet article explicite, et ces exemples illustrés d’images. Le métier d’UX Designer était peu clair pour moi. J’ai également découvert le métier d’UI Designer et sait désormais faire la distinction. Je retiens fonctionnalité/identification du besoins des clients d’un côté et recherche d’esthétisme de l’autre côté. C’est vrai que les deux métiers vont de pair. L’utilisateur doit avoir un produit utile et aussi joli ! Bonne continuation et hâte de lire vos prochains articles.

    1. Bonjour Emmanuelle,
      Tout d’abord désolé pour le délai de réponse, je pensais avoir répondu à votre commentaire ! Merci de m’avoir laissé votre avis ! Bonne continuation également

  20. Bonjour Mr David,
    merci pour cet article vraiment intéressant et instructif.
    maintenant une question trotte dans ma tête il y a t’il une incompatibilité a jumelé
    les deux fonctions?

    merci

    1. Bonjour, et merci de m’avoir laissé votre avis
      Pour répondre à votre question, selon moi non il n’y absolument pas d’incompatibilité à jumeler les deux fonctions pour une même personne. Cependant, je pense que la personne qui endosse ces deux responsabilités devra également se préoccuper de ne pas délaisser certains objectifs à atteindre d’un des deux métiers au profit de l’autre. Il arrive de croiser des personnes dans le milieu professionnel tout à fait aptes à gérer ces deux aspects, et je dois admettre que c’est assez remarquable

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